Dimanche 30 Avril 2017 - Document sans titre Saint Pie V Document sans titre



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"Soyez miséricordieux comme votre Père Céleste est miséricordieux" (Luc 6, 36)
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  • « La seule forme d’extrémisme religieux acceptable est l’extrémisme dans la charité », a déclaré le pape samedi 29 avril au Caire, avant de prier pour les victimes du terrorisme dans le monde en général et en Egypte en particulier.
  • Garde à ton peuple sa joie Seigneur, toi qui refais ses forces et sa jeunesse ; tu nous as rendu la dignité de fils de Dieu, affermis-nous dans l'espérance de la résurrection (3è Dimanche de Pâques).
  • En RDC, les Evêques renoncent à organiser la transition politique. Le 27 mars au soir, ils ont constaté "l'impasse politique des discussions", après un nouveau cycle de négociations infructueuses (La Croix)
  • AMORIS LAETITIA : « Quiconque voudrait fonder une famille qui enseigne aux enfants à se réjouir de chaque geste visant à vaincre le mal – une famille qui montre que l’Esprit est vivant et à l’œuvre – trouvera gratitude, appréciation et estime, quels que soient son peuple, sa religion ou sa région » (Numéro 77).

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Sacrement

Le baptême

Le baptême, sacrement de la foi et de l’entrée dans l’Église

Les données de la Bible

Jésus commence sa vie publique après s’être fait baptiser par Jean le Baptiste dans les eaux du Jourdain. Il ne s’agit pas encore du baptême chrétien, mais d’un rite de purification dans l’attente du Messie. L’événement est rapporté par les quatre évangiles qui en font une présentation de Jésus comme le Fils bien-aimé du Père (Lc3, 21-22).
Le véritable baptême de Jésus est la plongée dans la mort et la remontée par la résurrection : Mc 10, 38; Lc12, 50.
Jésus nous apprend que nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu «s’il ne naît de l’eau et de l’Esprit» (Jn3, 5). Le baptême, sacrement de la nouvelle naissance, est nécessaire au salut : «Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé; celui qui ne croit pas sera condamné» (Mc 16, 16). Ressuscité, il envoie les siens faire de toutes les nations des disciples «les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit» (Mt 28, 19).
À la suite de l’Ascension et de la venue de l’Esprit, ceux qui accueillirent la parole demandèrent à Pierre et aux autres apôtres ce qu’ils devaient faire.
Pierre leur répondit : «Convertissez-vous; que chacun de vous reçoivent le baptême au nom de Jésus Christ pour le pardon de ses péchés, et vous recevrez le don du Saint Esprit» (Ac2, 38). Le baptême chrétien est le signe de la conversion au Christ reconnu comme Sauveur. Il fait du croyant un membre de l’Église, le peuple de Dieu de la nouvelle alliance, où tous ont la même dignité : «Car nous avons tous été baptisés dans un seul Esprit pour être un seul corps, Juifs ou Grecs, esclaves ou hommes libres, et nous avons tous été abreuvés d’un seul Esprit» (I Cor 12, 13). (Cf. Gal 3, 27-28; Col 3, 11; Éph4, 2-6).
Saint Paul exprime clairement la signification du baptême chrétien qui nous plonge dans la mort du Christ pour ressusciter avec lui : Rm6, 1-11. C’est l’un des textes bibliques le plus éclairant sur le baptême chrétien.

La célébration liturgique du baptême

Le symbole de l’eau est central dans la célébration liturgique du baptême. Baptiser veut dire «plonger». Évoquant le baptême, saint Paul parle du «bain d’eau qu’une parole accompagne» (Éph5, 26). Le geste du baptême consistait aux origines à plonger trois fois le catéchumène dans l’eau après qu’il eut proclamé sa foi en Dieu Père, Fils et Esprit. Au sortir de l’eau, le baptisé était rené avec le Christ à la vie nouvelle.
Le baptême par immersion est pratiqué dans les Églises orientales. En Occident, chez les catholiques, on le redécouvre depuis Vatican II, mais il n’est pas une pratique courante. Nous avons la coutume de verser de l’eau sur la tête du baptisé.
La symbolique de l’eau est très riche. L’eau évoque la purification et la vie. L’eau peut faire vivre, mais elle peut aussi causer la mort. N’oublions pas que la plongée dans l’eau et la remontée signifient la mort au péché et le don de la vie nouvelle avec le Christ, mort et ressuscité pour nous.
D’autres symboles entourent la célébration du baptême afin d’en manifester toute sa richesse : le vêtement baptismal, la lumière et l’onction. Par le baptême, nous abandonnons nos vêtements du passé pour revêtir le vêtement blanc, l’habit de la dignité et de la liberté.
On remet, au baptisé ou aux parents de l’enfant, un cierge allumé au cierge pascal qui évoque le Christ ressuscité, lumière du monde. Par le baptême, nous devenons des «fils et des filles de lumière» (Éph5, 8). Par le baptême, le baptisé est marqué par un geste d’onction, avec de l’huile parfumée qu’on appelle «saint-chrême», consacrée par l’évêque durant la Semaine Sainte. Le mot «chrétien», vient de «Christ» qui veut dire «oint», ou «qui a reçu l’onction». L’onction faite sur le baptisé évoque qu’il est «christifié», qu’il est fait image du Christ.
Qui peut baptiser ? Les ministres du baptême sont l’évêque, le prêtre et le diacre. Un laïc, mandaté par l’évêque, peut aussi baptiser dans une communauté où les ministres ordonnés sont absents ou se font rares. En cas de nécessité, toute personne, même non baptisée, ayant l’intention requise, peut baptiser. L’intention requise, c’est de vouloir faire ce que fait l’Église en baptisant, et prononcer la formule baptismale trinitaire. Il ne faudrait pas cependant réduire le baptême à un rite d’allure un peu magique; il est toujours un sacrement de la foi qui a toute sa signification dans la communauté chrétienne.

Réflexions théologiques et pastorales

Le sacrement de la foi

La foi est accueil de Dieu qui sauve dans le Christ Jésus. Elle est inséparable du baptême : «une seule foi, un seul baptême» (Éph, 4, 5). Le baptême est le sacrement de l’événement de la foi dans une vie humaine. Il est le geste sacramentel qui authentifie et assure que le croyant donne sa confiance au Dieu qui sauve en Jésus. Ce geste, posé par un ministre de l’Église (évêque, prêtre, diacre et laïc mandaté) est un acte du Christ ressuscité : «Pierre baptise, c’est Christ qui baptise» (Bède le Vénérable).

Le sacrement de la conversion

Le baptême exprime et accomplit la conversion qui est un détournement du mal, une nouvelle façon de vivre et aussi un retournement vers le Christ et son Évangile. Il est un engagement à la suite du Christ pour mener une vie nouvelle, une vie inspirée de l’Évangile.

Le sacrement de l’identité chrétienne

Puisque le baptême est le sacrement de la nouvelle naissance, il procure une nouvelle identité, celle de fils et de fille de Dieu et celle de membre de l’Église. Par création, nous sommes créatures à l’image de Dieu; par la recréation, nous devenons enfants de Dieu, enfants de Dieu par grâce, par adoption. Au baptême, le baptisé reçoit le droit de recevoir ce que requiert le développement de son identité chrétienne et aussi le devoir de vivre ce qu’il a reçu. En baptisant, l’Église s’engage à l’égard du baptisé.

Le sacrement qui engendre de nouveaux membres à l’Église

Le baptême fait surgir une nouvelle famille, un «nous», un nouveau peuple : «Tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus» (Gal 3, 28). Le baptême suscite un peuple nouveau, libre (Gal 5, 12); un peuple de prêtres, de prophètes et de rois (1P, 2, 9). Il est le sacrement qui assure la dignité et l’égalité de tous les membres du peuple de Dieu.

Baptisé pour toujours

Puisque le baptême est le sacrement de la nouvelle naissance, il n’est pas réitérable. Nous ne pouvons naître qu’une seule fois. Pour rendre compte de cette réalité, la théologie parle de «caractère». Le croyant est «marqué» pour toujours. Dieu demeure toujours fidèle au don qu’il fait en dépit de la faiblesse du chrétien. Ainsi nous pouvons comprendre comment l’identité chrétienne est préservée mêmesi le baptisé sombre dans le péché ou encore s’il prend ses distances de l’Église. Un baptisé, qui rejette ou abandonne l’Église et sa foi, peut demander que son nom soit rayé des registres, mais il demeure toujours un baptisé aux yeux de Dieu.

La première étape de l’initiation chrétienne

«On ne naît pas chrétien, affirme Tertullien, mais on le devient». On devient chrétien par la foi et le baptême. Puisqu’il s’agit d’une nouvelle naissance, le baptême n’est qu’un début ou un commencement qui devra être confirmé (sacrement de confirmation) et aboutir à la Table du Seigneur (l’eucharistie).

Le baptême des petits enfants

Pour bien comprendre le baptême, nous devons porter notre attention sur celui de l’adulte qui est libre, qui vit une conversion au Christ et qui accepte de marcher à sa suite. Mais nous devons accepter la pratique de baptiser les petits enfants, une tradition qui remonte aux origines de l’Église. Il est nécessaire de comprendre que l’enfant est une personne en devenir, liée à la responsabilité des parents et de la communauté. Or tout ce qui est donné à l’enfant est reçu par lui dans le dynamisme d’une vie qu’il n’a ni demandée ni préparée. D’où la nécessité que les parents assurent à l’enfant une éducation chrétienne. Par le baptême, l’enfant est inséré dans la grande famille chrétienne, l’Église. Bien qu’il ne peut pas s’engager lui-même, son baptême met en relief l’initiative et la prévenance de Dieu. On ne peut pas montrer la nécessité du baptême des enfants pour le libérer du péché originel ou encore pour assurer son salut. Dieu a certainement d’autres façons, qui nous sont inconnues, de rejoindre tous les enfants qui meurent sans être baptisés. Dans le contexte culturel et religieux d’aujourd’hui, le baptême est trop souvent considéré comme le sacrement ou encore la cérémonie qui célèbrent la naissance d’un enfant. D’où la nécessité d’évangéliser la demande des parents pour qu’ils saisissent que le baptême est le sacrement de la foi chrétienne et l’entrée dans l’Église, la communauté de ceux et celles qui croient en Jésus et qui acceptent de vivre son message.

Toute la communauté est responsable

La dimension ecclésiale du baptême implique que toute la communauté est responsable de la foi du nouveau baptisé. Une responsabilité particulière incombe au parrain et à la marraine. Parce que tous reçoivent le même baptême, tous les chrétiens sont frères et sœurs.

Le baptême est le fondement de la fraternité œcuménique

Par le baptême qui nous est commun, nous sommes également liés aux chrétiens baptisés qui n’appartiennent pas à la communion de l’Église catholique romaine. Vatican II exprime clairement la reconnaissance de la validité du baptême administré dans la forme correcte en dehors de l’Église catholique : «Ceux qui croient au Christ et qui ont reçu validement le baptême se trouvent dans une certaine communion, bien qu’imparfaite, avec l’Église catholique»2.

Liste des Evêques


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