Lundi 18 Décembre 2017 - Document sans titre Saint Sébastien Document sans titre



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"Soyez miséricordieux comme votre Père Céleste est miséricordieux" (Luc 6, 36)
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  • Sa Sainteté le Pape François a accepté ce 12 octobre 2017, la démission de Son Excellence Mgr Marie-Daniel DADIET, qui avait demandé à être relevé de la charge pastorale de l'Archidiocèse de Korhogo, pour raison de santé. Le Saint Père nomme S.E Mgr Ignace BESSI Dogbo, Evêque de Katiola, Administrateur Apostolique de l'Archidiocèse de Korhogo.

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Sacrement

Confirmation

La confirmation, sacrement de la plénitude du don de Dieu

Les données de la Bible et des origines de l’Église

Les écrits du Nouveau Testament ne laissent pas de doute sur le lien étroit entre le baptême et le don de l’Esprit Saint : Ac1, 5; 2, 38. D’autres récits bibliques mentionnent que le don de l’Esprit est fait par une imposition des mains des Apôtres sur les baptisés : Ac8, 17; 19, 5-6.
Les descriptions du baptême que nous ont laissés les premiers siècles chrétiens mentionnent un rite post baptismal d’imposition des mains et/ou d’onction avec le chrême (l’huile sainte), rite auquel est attaché le don de l’Esprit Saint, alors que le rite de l’eau est davantage interprété par le symbolisme de la nouvelle naissance.
Avec le temps, ce qui était un rite achevant le baptême devient un geste sacramentel indépendant, mais toujours étroitement lié au baptême. Vers 470, l’évêque Fauste de Riez parle pour la première fois du rite de la «confirmation», qui par l’imposition des mains constitue un «achèvement» ou encore, un «affermissement» du baptême. C’est ainsi qu’on arrive à comprendre ce sacrement comme celui de la maturité chrétienne ou comme celui qui rend apte au combat, mieux encore, au témoignage de la foi.
Au début de l’Église, il revenait à l’évêque de baptiser. Avec le développement du christianisme et l’évangélisation des campagnes, les prêtres célébraient les baptêmes en l’absence de l’évêque et le rite de l’onction était rapporté à plus tard et réservé à l’évêque, le premier pasteur de l’Église locale. Tenant à assurer l’unité de la célébration, les Églises d’Orient acceptèrent que les prêtres qui baptisaient fassent aussi l’onction, appelée «chrismation», avec le saint-chrême béni par l’évêque. L’Église latine, quant à elle, opta pour la séparation de la confirmation d’avec le baptême.

La célébration liturgique de la confirmation

La célébration comprend :
  • l’appel;
À travers l’Église, c’est Dieu lui-même qui appelle chacun par le nom qu’il a reçu à son baptême.
  • la profession de foi;
  • l’imposition des mains accompagnée d’une prière;

Il convient d’attirer l’attention sur l’invitation à la prière silencieuse de l’assemblée pour que Dieu donne l’Esprit. La prière de demande de l’Esprit, appelée «épiclèse», est formulée par l’évêque en imposant les mains sur l’ensemble des confirmands et par les prêtres qui concélèbrent avec lui.
  • l’onction sur le front avec le saint-chrême accompagnée de la formule suivante : « Soit marqué de l’Esprit Saint, le don de Dieu ». Le saint-chrême est une huile parfumée. L’huile imprègne le corps, afin de signifier le don de l’Esprit qui imprègne toute la personnalité du confirmand. Elle fait de lui aussi «la bonne odeur du Christ» (II Cor 2, 15). Le baptême et la confirmation nous marquent ainsi à jamais : nous appartenons à Dieu, nous sommes ses fils et ses filles, habités par l’Esprit. L’huile assouplit et rend fort et son parfum indique que le confirmé reçoit la mission de répandre et communiquer autour de lui l’amour de Dieu.

Le ministre ordinaire de ce sacrement est l’évêque, en tant que responsable d’une Église locale, et aussi tout prêtre délégué par lui. La célébration de la confirmation montre l’importance de l’insertion dans une Église locale concrète. C’est pourquoi il revient à l’évêque ou à son représentant d’authentifier la vie chrétienne de ceux et celles qui lui sont présentés et de mettre en évidence le caractère ecclésial de toute vie chrétienne. Il est important de faire de la célébration de la confirmation un événement important et festif de la communauté chrétienne unie à son évêque.
Lors du baptême d’un adulte, la confirmation est normalement célébrée à la suite du baptême et suivie de la participation à l’eucharistie.
La confirmation se rattachant étroitement au baptême, il convient que le parrain et la marraine du baptême soient aussi le parrain ou la marraine de confirmation. En présentant leurs filleuls au ministre qui préside, ils attestent qu’ils ont pris au sérieux la charge assumée lors de leur baptême. Leur présence rappelle discrètement le lien qui rattache la confirmation au baptême. On peut cependant choisir un parrain et une marraine de confirmation différents, si cela paraît opportun.

Réflexions théologiques et pastorales

La confirmation est la deuxième étape de l’initiation sacramentelle. Elle ne peut bien se comprendre qu’en lien avec le baptême et l’eucharistie. Dans la pratique pastorale, elle est célébrée par des jeunes qui ont été baptisés dès l’enfance et n’en gardent donc aucun souvenir. D’où l’importance de présenter la confirmation en continuité avec le baptême et ses symboles.
L’Esprit est déjà donné au baptême. La confirmation ne vient pas ajouter quelque chose qui manquerait au baptême, mais elle en déploie sa richesse et ainsi l’achève. C’est le Christ ressuscité qui confirme le baptême en intensifiant le don de l’Esprit. Il ne s’agit pas seulement d’une prise de conscience ou d’une ratification des engagements du baptême par le confirmé, mais bien d’un acte véritablement sacramentel par lequel l’Esprit est donné comme achèvement, plénitude, développement du don initial et fondamental.
La confirmation intègre pleinement le baptisé à l’Église locale et à sa mission. En ce sens, elle achève le baptême d’une façon plus officielle. Le baptême nous incorpore déjà à l’Église et à sa mission, mais il revient à la confirmation de faire participer le baptisé de façon plus explicite à la mission de l’Église et de l’aider à vivre en communion avec elle. Comme le suggère son nom, la confirmation rend «ferme», fort dans la foi. Elle communique la force de l’Esprit pour le témoignage à rendre au Christ. Elle engage à participer à la fonction prophétique de l’Église avec une aptitude renouvelée et à s’investir au service de la foi, de la liberté et de la paix, à la suite du Christ. La confirmation apparaît ainsi comme le sacrement de la «maturité chrétienne».
«Sois marqué de l’Esprit Saint, le don de Dieu». Selon la tradition catholique, la confirmation est par excellence le sacrement de l’Esprit Saint, bien qu’il ne faille pas penser que l’Esprit est absent dans les autres sacrements. Par la puissance de l’Esprit, le baptisé renaît à la vie nouvelle, la vie avec Dieu. Le même Esprit poursuit et achève ce qu’il a commencé. Le baptisé a déjà reçu l’Esprit. Par la confirmation, il en est «marqué» de façon encore plus manifeste. Lorsque nous parlons des sept dons de l’Esprit, nous voulons signifier la plénitude du don de l’Esprit.

L’âge de la confirmation.

Nous sommes devenus plus attentifs aux sacrements de l’initiation chrétienne et à l’ordre qu’elle comporte : le baptême, la confirmation et l’eucharistie. N’oublions pas que cette pratique concernait des adultes. Or avec la coutume de baptiser les enfants et de célébrer la première eucharistie «à l’âge de raison», nous avons pris l’habitude de remettre la confirmation un peu plus tard, lors du passage de l’évêque dans la communauté. Certains tiennent à être fidèles à l’unité des sacrements de l’initiation. Par contre, afin de mettre en valeur la libre décision de la foi, on propose dans quelques diocèses de célébrer la confirmation à un âge où le sujet est plus apte à prendre des engagements, soit vers l’âge de 12 ans soit durant l’adolescence. Mais l’adolescence est-elle l’âge des engagements ou de la recherche? La confirmation ne risque-t-elle pas de devenir une profession de foi ou encore un moyen pour suppléer par ce sacrement ce qui n’a pas été fait par le baptême ou depuis celui-ci?
La question de l’âge de la confirmation est complexe, notamment avec la coutume de baptiser les nouveau-nés. Nous ne devons pas oublier que la confirmation est un sacrement et l’accueil du don de Dieu, et non d’abord un engagement humain. La maturité spirituelle n’est pas nécessairement liée à l’âge. Il n’y a pas de solution idéale en ce domaine. Mais selon l’adage théologique, «les sacrements sont pour les hommes». La théologie et la pastorale exigent une interprétation permanente au sein de la culture du temps et de la Tradition qui la nourrit.

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