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"Soyez miséricordieux comme votre Père Céleste est miséricordieux" (Luc 6, 36)
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  • "la relation avec le Seigneur implique le fait d’être envoyé dans le monde comme prophète de sa parole et témoin de son amour". (Pape François, dans son message pour la 54è journée mondiale de prière pour les vocations)
  • Je suis le Pasteur des brebis, je suis la Voie, la Vérité, la Vie ; je suis le bon Pasteur, je connais mes brebis et mes brebis me connaissent. Alléluia.
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  • « Face aux questions qui émergent du cœur de l’homme et aux défis qui surgissent de la réalité, nous pouvons éprouver une sensation d’égarement et sentir un manque d’énergies et d’espérance. Il y a le risque que la mission chrétienne apparaisse comme une pure utopie irréalisable ou, en tout cas, comme une réalité qui dépasse nos forces (…)le chrétien ne porte pas seul l’engagement de la mission, mais dans les fatigues et dans les incompréhensions, il fait aussi l’expérience que « Jésus marche avec lui, parle avec lui, respire avec lui, travaille avec lui. Il ressent Jésus vivant avec lui au milieu de l’activité missionnaire ». (pape François, Message 54è journée mondiale de prière pour les vocations)
  • AMORIS LAETITIA : « Face aux situations difficiles et aux fa¬milles blessées, il faut toujours rappeler un prin¬cipe général : ‘‘Les pasteurs doivent savoir que, par amour de la vérité, ils ont l’obligation de bien discerner les diverses situations’’ (Familiaris consortio, n. 84). Le degré de responsabilité n’est pas le même dans tous les cas et il peut exister des facteurs qui limitent la capacité de décision. C’est pourquoi, tout en exprimant clairement la doctrine, il faut éviter des jugements qui ne tien¬draient pas compte de la complexité des diverses situations ; il est également nécessaire d’être attentif à la façon dont les personnes vivent et souffrent à cause de leur condition » (Numéro 79).

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Echo des diocèses


Intervention de Jean-Pierre Cardinal KUTWÀ à l'occasion du Pèlerinage Jeunes 2015 du Diocèse d'Abidjan

Lun 23 Mar 2015, 15:10

Chers amis jeunes,
En accédant à la demande de vos Aumôniers de regrouper tous les pèlerinages des jeunes en un seul et unique pèlerinage diocésain, j’ai voulu donner à ce pèlerinage un caractère particulier. Oui, cette année, votre pèlerinage est particulier en ce sens que contrairement aux autres années, vous vous retrouvez à une date commune à tous; particulier aussi du fait que le lieu de rassemblement soit  l’Eglise-Cathédrale, notre Maison commune, siège de notre Archidiocèse ; particulier enfin parce que nous sommes en 2015, une année électorale.

Vous comprenez aisément la raison pour laquelle je ne me suis pas fait prier pour accepter l’invitation qui m’a été faite de venir en personne vous saluer. Merci à vos Aumôniers, qui ont eu l’idée de cette heureuse initiative. Merci aux organisateurs pour les efforts consentis afin que ce pèlerinage se déroule sans trop de heurts. Mais le grand merci, c’est à vous que je l’adresse, chers amis jeunes, vous qui permettez par votre présence, que cette rencontre ait lieu. Sur vous, sur les intentions que vous portez profondément, sur vos projets, sur chacune de vos familles, j’invoque de tout cœur, par l’intercession de la Vierge Marie et de Saint Paul, une nouvelle abondance de grâces divines de la part de Dieu notre Père, par son Fils Jésus-Christ !

1.    La jeunesse à laquelle j’aspire pour notre Archidiocèse et pour notre pays
Amis jeunes,
A vous voir si nombreux il me vient à l’esprit une parole que le Seigneur avait adressée jadis à Abraham le Père des croyants : ‘‘Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père...’’Gn.12, 1
‘‘Quitte’’ : c’est le mot de l’Exil, Exil qui dépouilla le peuple d’Israël ; ‘‘Quitte’’ : c’est le mot que Jésus adressa au jeune homme riche ; ‘‘Quitte’’ : c’est le mot que les Apôtres ont entendu et auquel ils ont obéit. ‘‘Quitte’’ : c’est le mot que je voudrais adresser à chacun de vous, personnellement, individuellement mais aussi communautairement, à travers les différents mouvements, groupes et associations dans lesquels vous militez ! Cela suppose que vous ayez bien compris le sens du Carême chrétien.

Le temps de Carême, c’est bien celui que l’Église notre mère nous offre pour faire le tri, pour nous délester de ce qui est inutile comme lorsqu’il faut traverser le désert. Aujourd’hui, nous sommes au 5ème dimanche de Carême. Si la question nous était posée de savoir ce qui a changé en nous, quelle réponse donnerions-nous ? Mais Dieu ne désespère pas de nous ! C’est pour cela qu’il vous faut comprendre que le Carême exige de vous de ne plus vous contenter du ‘‘ juste ce qu’il faut pour Dieu’’ !

La jeunesse à laquelle j’aspire pour notre Archidiocèse et pour notre pays, c’est celle qui cherche à éduquer son esprit pour l’arracher à ses obsessions, aux idées reçues et l’ouvrir à la nouveauté. Chers amis jeunes, je vous exhorte, pour les jours et les semaines à venir à exercer votre regard, celui qui dépasse l’écran des masques et des apparences pour aimer et apprendre à aimer d’une façon nouvelle l’autre, quel qu’il soit.

Désormais, il vous faut marcher à un autre rythme, changer de style, faire le ménage en vous et autour de vous, pour regarder les autres et découvrir le visage de Dieu : c’est un très grand cadeau que vous me ferez si en écoutant la Parole du Christ vous la laisser faire son œuvre de redressement en vous. Plus simplement, je vous invite à vous laissez  transfigurer par l’Évangile, pour vous rapprocher chaque jour davantage de Dieu !

Cela suppose, comme pour Abraham, pour le jeune homme riche et pour les Apôtres, que vous acceptiez vous aussi de quitter quelque chose ! Ce que le Seigneur attend de vous c’est que vous puissiez lui offrir ce que lui-même vous a donné et qui est unique, c’est-à-dire votre propre vie. C’est alors que vous pourriez répondre à votre vocation profonde dans l’Église, dans notre pays et dans le monde !
 

2.    Répondre à votre vocation aujourd’hui.

‘‘Avec toutes les choses qui nous arrivent, nous apprenons que tout problème a une solution, il faut simplement aller de l’avant’’, disait un jour le Pape François. Aller de l’avant suppose que l’on sache d’où nous venons et où est-ce que nous voulons aller.

Amis jeunes, d’où venez-vous ? Plus largement, avez-vous pris conscience des difficultés que notre pays a traversées ? Loin de moi l’envie et l’idée de rouvrir des blessures qui tardent et peinent à cicatriser. Mais je crois fermement que sans une saine appréciation de notre vécu, il nous est impossible de nous projeter en avant. Répondre à votre vocation dans notre Église et dans notre pays suppose un préalable : quelle a été votre attitude en tant que jeunes mais surtout en tant que chrétiens dans ce que nous avons tous connus ?

Je ne le dirai jamais assez : vous êtes une force pour nos jeunes états africains. Mais quel genre de force représentez-vous : force au service du bien ou force au service du mal ? Force qui construit ou force qui détruit ? Je voudrais me réjouir de l’engagement que vous avez pris par le canal de votre Aumônier diocésain. Mais à l’heure du bilan, qu’en sera-t-il ? C’est pour cela que je me permets d’insister : amis jeunes, ayez conscience dès aujourd’hui que c’est de votre avenir dont il est question.
Amis jeunes, avez-vous remarqué que personne ne recule en âge ? Dans les dix, quinze années à venir, que deviendrez-vous ? C’est pourquoi, je vous invite instamment, dès aujourd’hui, à quitter les compromis de toutes sortes qui finissent en compromissions. Sachez qu’elle est large la route de la facilité, mais cette route mène inévitablement à la déroute. Refusez de toute la force de votre jeunesse de vous laisser entrainer sur les chemins qui finissent en impasse !

Vous le savez mieux que quiconque : ailleurs, sur le continent tout comme à l’extérieur, certains jeunes ivoiriens se forment et attendent de venir occuper les places que vous ne saurez leur disputer plus tard parce que vous n’aurez pas su saisir votre chance aujourd’hui. N’avez-vous pas le sentiment de ne plus être crédibles vis-à-vis de vos interlocuteurs, ceux d’ici de même que ceux d’ailleurs? Combien parmi vous ont su dire non à la violence, à la haine, aux tueries ? Pensez-vous avoir mis du sérieux dans vos vies ces derniers temps ?

Trop de jeunes sur qui nous comptions pour construire notre pays, certains même sont vos parents, vos amis (es) ont quitté brusquement ce monde pour des causes dont ils n’étaient pas les principaux bénéficiaires ! Je vous invite solennellement au discernement pour ne pas écouter les oiseaux de mauvais augures et les diseurs de mauvaises aventures ! Alors osez dire non !

3.    Alors osez dire non !

Oui osez dire non à tout ce qui ne participe pas à votre épanouissement. Dois-je vous le rappeler : notre humanité, traversée par des changements importants et rapides, connaît de plus en plus l’éclipse du sens de Dieu : cela a commencé ailleurs par le PACS (Pacte Civile de Solidarité) ; aujourd’hui, nous en sommes ‘‘ au mariage pour tous’’ ; que nous réserve l’avenir ? Plus près de nous, sous nos cieux, l’annonce des élections prochaines nous découvre déjà en filigrane ce que demain pourrait devenir !
Je vous exhorte à comprendre les signes qui appellent de vous des actions qui correspondent aux maux de notre temps. Ici encore, osez un refus catégorique à tout ce qui aliène l’être humain, à tout ce qui va à l’encontre de la vie, ce bien si précieux que Dieu confie aux soins des êtres humains que nous sommes ! Les massacres, les attentats à la bombe, les enlèvements d’enfants, les assassinats commis pour des raisons rituelles, doivent rencontrer le barrage de votre foi qui dit NON !

Pour dire non, il faut soi-même être dans les dispositions qui ne vous disqualifient pas. Vous savez bien que ce sont le travail et les études qui affinent notre intelligence et donnent le bonheur à ceux qui s’y adonnent. Amis jeunes, je voudrais en ce sens que vous puissiez tous autant que vous êtes, là où l’appel de Dieu vous a placé, aspirer à être les meilleurs : c’est ainsi que votre voix comptera.

Nous sommes fatigués, et ce n’est pas peu de le dire, de ces jeunes, garçons et filles qui tendent la main à tout venant, paresseux à souhait et qui attendent que tout leur tombe du ciel comme par une opération quelconque du Saint Esprit ! Ces jeunes là, on les reconnaît très aisément. Ils ont toujours les mêmes mots à la bouche, à appeler tout le monde de la même manière: ‘‘tonton, grand frère, vieux père, mon doyen…’’ et que sais-je encore ? Et pour quel résultat ?

4.    En cette année, que votre foi soit visible !

Amis jeunes,
 Vous savez certainement que l’homme ne pouvant atteindre Dieu, c’est Dieu Lui-même qui est venu au-devant de l’homme, car Lui seul pouvait franchir cet abîme en son Fils Jésus. Il fallait que Jésus devienne ce pont qui permette aux deux rives de l’infini et du fini de se rejoindre. En se faisant homme, le Christ veut ainsi rejoindre les hommes.

Hier et pour notre salut, Il a pris des risques, il est passé par la condition humaine, par la crèche, par la mort en faisant de sa Pâque, un passage vers le but ultime de toute vie. C’est à vous amis jeunes de comprendre que ce que veut le Christ, ce sont des disciples qui sont capables de changer dans le monde le visage si mal médiatisé de son Église alors qu’elle s’oppose aux courants contraires au bon sens ; Il désire des témoins dont la joie de tous les jours rende compte de l’espérance qui les habite dans une annonce décomplexée de la foi, dans la convivialité des communautés et groupes constitués, dans la profusion d’initiatives pastorales !

Le monde vous regarde et avec lui, je m’interroge : comment rendre la foi visible dans votre vie personnelle ? Comment vos mouvements, groupes et associations peuvent-ils répondre à leur vocation missionnaire dans une expression vivante et visible de la foi dans une Côte d’Ivoire qui court vers son unité perdue ? Tel est le défi que nous sommes appelés à relever tous ensemble.
   
Je reste convaincu que le chemin sera ardu et parfois même fastidieux. Mais vous pouvez compter sur moi, votre premier pasteur et votre Père. Vous pouvez compter également sur le concours de vos aumôniers. Puisse le Seigneur Lui-même être votre force et votre soutien dans cet élan missionnaire et que la Vierge vous aide de sa prière constante et fervente!
Je vous souhaite à tous un très bon et fructueux pèlerinage.  Bonne montée vers Pâques

+ Jean Pierre Cardinal KUTWÃ Archevêque d’Abidjan
 



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