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"Soyez miséricordieux comme votre Père Céleste est miséricordieux" (Luc 6, 36)
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  • #Urgent! #Infos_news: Mgr Ignace Bessi DOGBO, Évêque de Katiola élu nouveau Président de la Conférence des Évêques Catholiques de Côte d'Ivoire.
  • "la relation avec le Seigneur implique le fait d’être envoyé dans le monde comme prophète de sa parole et témoin de son amour". (Pape François, dans son message pour la 54è journée mondiale de prière pour les vocations)
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  • « Face aux questions qui émergent du cœur de l’homme et aux défis qui surgissent de la réalité, nous pouvons éprouver une sensation d’égarement et sentir un manque d’énergies et d’espérance. Il y a le risque que la mission chrétienne apparaisse comme une pure utopie irréalisable ou, en tout cas, comme une réalité qui dépasse nos forces (…)le chrétien ne porte pas seul l’engagement de la mission, mais dans les fatigues et dans les incompréhensions, il fait aussi l’expérience que « Jésus marche avec lui, parle avec lui, respire avec lui, travaille avec lui. Il ressent Jésus vivant avec lui au milieu de l’activité missionnaire ». (pape François, Message 54è journée mondiale de prière pour les vocations)
  • AMORIS LAETITIA : « Face aux situations difficiles et aux fa¬milles blessées, il faut toujours rappeler un prin¬cipe général : ‘‘Les pasteurs doivent savoir que, par amour de la vérité, ils ont l’obligation de bien discerner les diverses situations’’ (Familiaris consortio, n. 84). Le degré de responsabilité n’est pas le même dans tous les cas et il peut exister des facteurs qui limitent la capacité de décision. C’est pourquoi, tout en exprimant clairement la doctrine, il faut éviter des jugements qui ne tien¬draient pas compte de la complexité des diverses situations ; il est également nécessaire d’être attentif à la façon dont les personnes vivent et souffrent à cause de leur condition » (Numéro 79).

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Interview


Prise en charge des prêtres, changement régulier du pagne national catholique: les éclairages de Mgr Ignace Bessi DOGBO

Mer 12 Avr 2017, 10:09

Récemment, Mgr Raymond Ahoua recevait les curés et responsables des institutions de son diocèse à la paroisse Sacré Coeur de Grand-Bassam. Au cours de cette rencontre, Mgr Ignace Bessi Dogbo, Evêque du diocèse de Katiola, Président du Conseil d’Administration du Fonds National catholique , responsable du pagne national catholique et de la péréquation nationale, un nouveau système qui verra le jour bientôt en Côte d’Ivoire a été invité pour une communication. Dans cet entretien, La colombe vous permet de comprendre les grands sujets débattus au cours de cette réunion.

 

Excellence qu’est ce qui nous vaut l’honneur de votre visite  dans le diocèse de Grand- Bassam ?

C’est avec joie que je  viens très souvent dans le diocèse de  Grand-Bassam mais cette fois ci, j’y suis sur invitation de Mgr Raymond Ahoua , l’Ordinaire du lieu qui a bien voulu que je vienne saluer les prêtres spécialement les curés et responsables d’institution de son diocèse, pour leur parler des activités  de l’Eglise  au niveau national, à savoir le Fonds National Catholique , le pagne national catholique et la péréquation nationale. Nous sommes là pour recueillir leurs préoccupations, essayer d’y répondre  et  donner aussi la vision des évêques sur ces  structures  que je viens de mentionner.

Nous allons  commencer par le pagne national catholique qui est le premier projet de la Conférence des Evêques Catholiques  parmi les trois que vous venez de citer,  alors Excellence pourquoi le prix est-il passé de 2500 FCFA à 5000 FCFA le pagne ?

La motivation du changement du prix est due d’abord à la qualité du pagne. Les femmes qui connaissent les qualités de pagnes reconnaissent que ceux produits depuis l’année dernière sont de meilleure qualité par rapport aux autres années ; parce qu’ils ont été faits dans une structure qui fait de beaux pagnes. Tout ce qui est de  bonne qualité a un coût. Du coup, on a été dans l’obligation de donner le prix réel du pagne qui est de 5000 FCFA. C’est vrai que nous sommes passés de 2500 FCFA à 5000 FCFA, mais les fidèles catholiques l’apprécient et  l’achètent parce qu’il est de bonne qualité. Mais je pense qu’avec plus de sensibilisation, ils l’achèteront davantage parce qu’il est de meilleur qualité que les autres pagnes que nous avons produit jusque-là.

Qu’est-ce qui explique alors le changement de pagne  chaque année alors qu’on aurait pu avoir un pagne catholique unique ?

Vous les femmes, vous n’aimez pas porter le même pagne pour plusieurs événements. Une fois, j’ai été interpellé par une femme qui voulait savoir si le nouveau pagne  était sorti pour une fête dans son village. Je lui ai  répondu que le nouveau pagne n’était pas encore sur le marché  mais qu’elle pouvait porter  celui de l’année dernière. Elle me dit : «  Excellence, on  l’a trop porté. C’est  fané. » Donc, il y a des gens qu’ils veulent qu’on change les pagnes chaque année parce qu’ils ne veulent pas porter le même pagne pour plusieurs évènements. Mais vous voyez, faire un pagne pour plusieurs années, c’est laisser libre cours aux faussaires c’est-à-dire à la contrefaçon. Dès que votre pagne sort,  eh bien, l’année suivante vous le verrez sur le marché. Et alors, vous travaillez non pas pour l’Eglise mais pour ceux qui sont en dehors, qui sont à l’affût  et qui vont profiter d’un projet  de l’Eglise. L’idée d’un pagne unique, c’est bien. Mais c’est dangereux pour l’Eglise si on s’y engage. J’encourage les  chrétiens à prendre leur pagne chaque année. J’ai même un témoignage dans mon diocèse d’un monsieur qui  est venu accompagner sa femme  qui était en travail à l’hôpital.  Il y  a eu des complications, et il fallait faire une césarienne. Le pauvre villageois  n’avait rien sur lui. Alors, il déambulait  soucieux dans les couloirs de l’hôpital. Il avait porté le pagne national catholique. Un monsieur l’a remarqué et s’est approché de lui. Et là, il lui a tout expliqué. Comme ce monsieur était aussi catholique mais il est parti à la maison chercher de l’argent pour qu’on puisse faire accoucher  la  femme du pauvre monsieur. Donc le pagne national catholique en même temps qu’il aide pour les sacrements, fait la communion et permet aux chrétiens de se reconnaitre. Le pagne national est un moyen d’évangélisation  qui rend l’Eglise Catholique visible et peut motiver les gens à s’y engager.

Abordons Excellence le chapitre du Fonds national catholique  qui sera à  sa 4ème Edition cette année .Quel bilan partiel pouvez-vous faire des 3 éditions passées ?

Le  bilan des trois années est  positif. Parce que quand une activité évolue  vers le sommet, c’est un bon signe. Mais si elle  régressait alors, on devait se poser des  questions. La 1ère année, les chrétiens ont rassemblé 230 millions de FCFA. La 2ème année, ils ont donné 245 millions de  FCFA. Et la 3ème année, ils ont  rassemblé 317 millions. Il y a eu un bon quantitatif qui montre que les chrétiens  ont adopté le  fonds  et  qu’ils sont prêts à tout faire  pour que le fonds avance. Mais pour ma part, pas que je sois déçu, mais je dis que pour le nombre de catholique que nous sommes, nous pouvons atteindre le milliard et même passer le cap du milliard chaque année. Mais, il faut encore sensibiliser les catholiques pour que  tout le monde s’y engage en donnant généreusement au-delà de ce qui est demandé. Il faut que les prêtres sensibilisent pour que cela arrive dans la  caisse du fonds et que dans une échéance pas trop  longue on   arrive à une  relative autonomie de l’Eglise. Pour que les structures de nos églises,  les radios aient les moyens techniques pour avancer ; pour que les prêtres qui enseignent dans les séminaires aient un traitement humain décent ; que les communautés religieuses qui peinent à vivre soient soutenues par le fonds ; que les paroisses qui sont dans les villages aient les moyens pour évangéliser, que nos écoles catholiques qui trainent les pas parfois pour les salaires puissent avoir les moyens de leur  fonctionnement. Alors  je souhaite que  tout le monde s’y mette pour rendre notre Eglise autonome.

Vous  avez un projet immobilier peut-on en savoir un peu plus ?

Les Evêques ont trouvé que la collecte du fonds, en même temps  qu’il sert de  fondation, doit aussi permettre d’investir pour qu’on accroisse son patrimoine. Et donc le premier investissement qu’ils  ont  voulu, c’est l’immobilier parce qu’il y a moins de risques dans ce secteur. Nous avons un terrain au siège de la Conférence sur lequel nous allons bâtir la Cité de la Paix. Ce projet  avance tout doucement. Les études architecturales sont faites  et nous espérons qu’avec nos propres moyens, nous allons arriver à le réaliser rapidement pour qu’il participe à accroître le Capital du Fonds National Catholique.

Vous comptez mettre sur pied un nouveau système dénommé ‘’la péréquation nationale’’  de  quoi  s’agit-t-il  Excellence?

C’est effectivement nouveau. Les évêques ont demandé que nous puissions étudier un système de péréquation sur le plan national. Les prêtres ont un traitement qui varie d’un diocèse  à un autre à travers les demandes de messes qui permettent de leur donner un traitement. Or, il peut arriver qu’on ne demande pas de messes sur certaines paroisses. Comment le prêtre peut-il vivre ? C’est pour cela qu’il faut aller au-delà des demandes de messes. Et l’étude de  la péréquation  nous permettra de savoir comment rassembler toutes les demandes de  messe  sur toutes les paroisses afin de les redistribuer pour que tous les prêtres quel que soit le lieu où ils se trouvent aient le même traitement.  Nous espérons que les Evêques donnent le top départ pour que cela soit une réalité. Ainsi les diocèses  qui ont plus de demandes  de messe pourront  déverser leur surplus aux diocèses qui n’en n’ont pas assez afin que cela soit reparti.

Est-ce uniquement les demandes de messe qui vont faire partie du système de péréquation ou bien  ce sont toutes  les  ressources des paroisses  qui  en feront partie ?

Dans un premier temps, ce sont les demandes messe. Mais si le Fonds national catholique prend de l’ampleur, les Evêques pourront demander qu’un montant soit  dégagé pour renforcer la rétribution des prêtres. Pour le moment, l’étude porte sur les messes mais au fur et à mesure que nous avancerons, nous pourrons  rechercher d’autres ressources. S’il n’y a pas de demandes de messe, vous voyez que le prêtre n’aura rien pour vivre.
 

A vous entendre parler Excellence, nous avons l’impression que le Vatican ne fait pratiquement plus rien pour les Eglises locales et que ce sont les fidèles qui doivent prendre en charge et leur prêtre et  la construction de leurs églises etc. à travers les quêtes spéciales?

Il y a les quêtes impérées des Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM),  de  Saint Pierre Apôtre pour les séminaires à la Toussaint.  Il y a aussi les quêtes impérées pour la Sainte Enfance. Ce sont toutes les églises répandues à travers  le monde qui  font ces collectes qui sont rassemblées au Vatican. Alors,  selon les projets et les besoins présentés, le Vatican redistribue. Donc en définitif,  ce  n’est pas le Vatican  qui finance mais c’est nous tous. Toutes les églises qui sont construites,  mais ce sont les quêtes  impérées  qui ont  été  rassemblées au Vatican qui reviennent sous  forme  de subvention. Il faut que les chrétiens comprennent que le Vatican ne donne pas  d’argent  mais c’est plutôt leur argent qui est redistribué. Alors,  s’ils prennent conscience, qu’ils donnent plus pour qu’ils reçoivent plus. Parce  que dans la redistribution  pour un projet,  les gens regardent les fiches pendant la collecte des quêtes impérées. Si une paroisse  a été généreuse,  elle reçoit  beaucoup pour son projet  mais  si elle a  donné  moins,   elle reçoit peu également. Mais il faut reconnaître qu’avec le nombre d’églises et de paroisses en construction, il  est impossible de  financer totalement un projet. Quand vous présentez un projet de 20 millions par exemple, on vous donne le tiers. Et c’est la communauté qui doit faire des cotisations pour achever le projet.  Donc il ne faut pas attendre que l’aide vienne de l’extérieur. Il faut s’organiser.

Pourquoi  Excellence, c’est maintenant qu’on  parle d’organisation  et  de l’autonomie de l’Eglise Catholique en Côte d’Ivoire alors qu’ailleurs dans les pays anglophones par  exemple les paroisses et les diocèses ont de grands biens, des stations d’essence, des supermarchés etc. Pourquoi la Côte d’ivoire qui est un pays important peine à avoir son autonomie ?

Ce sont les méthodes missionnaires, qui ont provoqué cela. Et je tiens cette information d’un missionnaire. Les missionnaires francophones sont venus les mains chargées et ont distribué l’argent aux gens pour annoncer l’évangile.  C’était une méthode qui a sa valeur. Quant aux missionnaires anglophones, ils  sont venus  les  mains  vides  et ont pris l’argent des  communautés locales  pour annoncer l’évangile. Donc cela a créé deux types de mentalités. Les anglophones dès le départ, ont appris à donner à l’église, et  nous les francophones, nous avons  ont appris dès le départ à recevoir de l’église. Et maintenant, nous ne comprenons pas pourquoi nous devons donner à l’église. Et même nous prêtres, nous avons été attachés à l’aide qui vient de l’extérieur. Pour nous, c’est normal. Alors aujourd’hui, il faut  comprendre que l’Evangile s’annonce avec les moyens  que les temps ont changé et qu’il n’est jamais tard pour bien faire.

Réalisée par Rose KOUADIO

 

Source: Le journal "La Colombe" edition avril 2017



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