Samedi 20 Octobre 2018 - Document sans titre Sainte Adeline Document sans titre



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Vision de la Conférence épiscopale à l'horizon 2023 : "Contribuer à faire de l'Eglise en Côte d'Ivoire, une Eglise-communion autonome, au service de tous".
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  • Révérends Pères, Révérendes Sœurs, Révérends Frères Chers Frères et sœurs en Christ, Au début de ce temps de vacances, nous sommes heureux de vous adresser les salutations de vos pères les Archevêques et Evêques de Côte d’Ivoire. Ils vous invitent à mettre ce temps, de fin d’activités pastorales, à profit pour bien vous reposer afin de prendre de nouvelles forces spirituelles pour bien commencer la future année pastorale avec plus de dynamisme. À travers cet appel, les Archevêques et Evêques de Côte d’Ivoire vous invitent à la prudence et à la vigilance. En effet, depuis quelques jours, un groupe d’individus, très mal intentionnés, sévit dans nos villes, sur nos paroisses et même dans nos maisons. Ces indélicats vous appellent ou vous abordent sous la fausse identité d’un Evêque ou d’un Prêtre pour solliciter votre aide financière en faveur des œuvres de l’Eglise. Nous vous demandons une vigilance absolue, quelque soit l’individu en face de vous ou qui vous appelle au téléphone, ne vous laissez pas prendre au piège de ces arnaqueurs. Nous comptons sur la collaboration de tous pour mettre fin aux tristes activités de ces imposteurs. Pour avoir des précisions sur les diocèses de Côte d’Ivoire, en cas de doute sur toute sollicitation, veuillez appelez le 22.47.20.00. En vous assurant de notre soutien spirituel, nous vous souhaitons de passer, chers frères et sœurs, de bonnes vacances sous la protection du Seigneur. Fait à Abidjan le 24 juillet 2018 Le Secrétaire Général Adj. de la CECCI Révérend P. LOLO Donatien
  • Prière de la semaine : Seigneur Jésus Christ, dans cet admirable sacrement, tu nous as laissé le mémorial de ta passion ; donne-nous de vénérer d'un si grand amour le mystère de ton corps et de ton sang, que nous puissions recueillir sans cesse le fruit de ta rédemption. Toi qui...
  • S.E Mgr Alexis TOUABLI Youlo, évêque d'Agboville, a été nommé le samedi 23 juin 2018 par Sa Sainteté le Pape François, Administrateur Apostolique de Yamoussoukro.
  • Le Samedi 23 juin 2018 en la Cathédrale Christ Roi de Daloa, S.E. Mgr Marcellin YAO Kouadio, précédemment évêque titulaire de Yamoussoukro, a été installé canoniquement sur le siège épiscopal de ce diocèse, devenant ainsi son 5è évêque.

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Homélie


Célébration du Cinquantenaire de l’EMI section OA, Messe de clôture.

Ven 22 Sep 2017, 19:14

Homélie

Mgr Jean-Jacques KOFFI oi KOFFI, Evêque de San-Pedro

Excellence Monseigneur Joseph SPITERI, Nonce Apostolique en Côte d’Ivoire,
Excellence Monseigneur Séraphin ROUAMBA, Archevêque de KOUPELA au Burkina Faso, délégué de la CERAO à l’Entraide Missionnaire Internationale, section Afrique de l’Ouest,
Excellence Monseigneur Benoit ALOWONOU, Evêque de KPALIME au Togo et Président de la Conférence épiscopale du Togo,
Sœur Elisabeth AULIAC, vice-présidente de l’EMI et la délégation du Bureau EMI France,
Chers frères et sœurs,

Les textes bibliques de ce jour veulent nous aider à mieux vivre en Église en étant plus ouverts et plus solidaires.
Dans la première lecture, le prophète Ézéchiel reçoit la mission de guetteur pour la Maison d'Israël. Dieu ne lui demande pas d'espionner ni de surveiller ses proches. Il lui demande simplement d'être attentif. Le vrai guetteur veille sur les autres, en particulier sur ceux qui risquent de s'orienter vers des chemins de perdition. La mission de l'Église en effet, n'est pas de se sauver mais de sauver le monde, en étant solidaire de ses misères et de ses tourments. 

Dans sa lettre aux Romains, Saint Paul nous apporte un éclairage nouveau. Il nous parle de la dette de l'amour mutuel : "L'amour ne fait rien de mal au prochain." C'est l'amour qui doit être au cœur de nos relations humaines, que ce soit dans l'Église ou dans la société. En nous disant cela, saint Paul sait de quoi il parle : dans un premier temps, il avait eu, nous le savons, une attitude rigide et écrasante pour les autres ; il en était venu à être un persécuteur acharné des chrétiens. Ce qui l'a sauvé, c'est la découverte de l'amour miséricordieux du Christ Sauveur.

Dans l’Évangile, saint Matthieu nous parle de la correction fraternelle à l'intérieur de la communauté des croyants. Il nous dit ce que nous devons faire quand un frère ou une sœur en Christ a mal agi. Jésus enseigne que si mon frère commet une fau te contre moi, s'il m'offense, je dois faire preuve de charité envers lui. Je dois lui parler personnellement, dans la vérité et la sincérité, en lui expliquant que ce qu'il a fait n'est pas bien. Il ne s'agit pas de le corriger ni de lui faire la morale. Si le Seigneur nous envoie vers lui, c’est pour témoigner de l'amour qui est en Dieu. Notre mission n'est pas d'épier le pécheur ni de la condamner, mais de lui montrer le chemin qui peut le sauver.
Cela est souvent plus facile à dire qu’à faire, car nos comportements humains suggèrent que nous sommes “programmés” à nous venger dès que nous sommes blessés par une autre personne, lorsque notre fierté et notre amour-propre ont été offensés, lorsque nos attentes et nos rêves ont été déçus. Nous perdons quelque chose qui a pour nous beaucoup de valeur et nous voulons compenser les dommages.

Dans ce passage d’Evangile, Jésus suggère une intervention progressive, d'abord deux ou trois personnes, puis la communauté de l'Église. "S'il n'écoute pas la communauté, considère-le comme le païen et le publicain." Ce n'est pas la condamnation finale qui exclut le pécheur. C'est lui qui s'est mis en dehors. Mais la communauté va tout faire  et le ramener à Dieu. Nous connaissons tous la parabole de la brebis perdue. L'Évangile nous dit que son maître fait tout pour la retrouver. Notre mission, c'est donc de participer activement à cette œuvre du Seigneur.

Le but c'est d'aider la personne à se rendre compte de ce qu'elle a fait : par sa faute, elle n'a pas seulement offensé une personne. C'est toute la communauté qui est éclaboussée par le contre témoignage qu'elle a donné. Mais nous devons faire preuve d'humilité en nous rappelant que nous aussi, nous sommes pécheurs. Nous avons tous besoin du pardon. La correction fraternelle est un service que nous pouvons nous rendre les uns aux autres. Nous en avons tous besoin car nous aussi, nous commettons souvent des erreurs. C'est pour cette raison qu'à chaque messe, nous sommes invités à reconnaître devant le Seigneur que nous sommes pécheurs. Nous le disons avec des mots et des gestes : "Prends pitié de moi, Seigneur". Nous ne disons pas : "prends pitié de celui qui est à côté de moi parce qu'il est pécheur" mais "prends pitié de moi".

La correction fraternelle suppose donc une attitude de délicatesse, de prudence, d'humilité et d'attention à l'égard de celui qui a péché. Nous devons éviter les mots qui peuvent tuer ou blesser notre frère ou notre sœur. Quand je dis du mal, quand je dis une critique injuste, quand j'écorche mon frère avec ma langue, cela signifie que je peux tuer la réputation de l'autre. C'est vrai, les paroles peuvent tuer. Nous devons tout faire pour éviter les « on dit », les faits divers et le commérage de la communauté.
Comme disait le Pape François au début de son pontificat, «La langue, les commérages, les ragots sont des armes qui chaque jour assaillent la communauté humaine, en semant envie, jalousie et avidité du pouvoir. Avec elles, on peut en arriver à tuer une personne. C’est pourquoi parler de paix signifie aussi penser à tout le mal que l’on peut faire avec la langue » . Et il a invité les chrétiens à fermer la porte aux jalousies, aux commérages qui divisent et détruisent nos communautés. Car, disait-il « La jalousie porte au meurtre. L’envie porte au meurtre. C’est cette porte, la porte de l’envie, par laquelle le diable est entré dans le monde » .
L’Évangile de ce jour se termine par un appel à nous unir dans la prière. Quand nous sommes réunis en son nom, Jésus est là. Il est présent aujourd'hui dans l'Eucharistie qui nous rassemble à l’occasion de la célébration du cinquantenaire de l’Entraide Missionnaire Internationale (l’EMI), dont les festivités ont débuté vendredi dernier au Centre CERAO de Pastorale et Mission ici à Abidjan, dans la louange et l’action de grâce au Seigneur.

Trop souvent, frères et sœurs, par un déficit d’information et de communication au sein de nos communautés, nous ignorons beaucoup de choses de nos services, nos structures et nos institutions ecclésiales. Beaucoup d’entre vous chers fidèles Laïcs, j’en suis sûr, ne connaissent pas L’Entraide Missionnaire Internationale.
C’est le lieu de partage et de solidarité entre les Instituts, les Congrégations et les Diocèses, dans le domaine de la santé et de sa prise en charge. Elle fournit, en cas de maladie, une assistance économique et sociale aux missionnaires, religieux, religieuses et membres du clergé. Elle étudie les solutions de prise en charge de la santé, dans les contrées du monde où les moyens financiers sont limités et les propositions de soins insuffisamment développés.

Chers Fidèles Laïcs de Côte d’Ivoire,
Pour que cette entraide soit possible, nous sommes invités à conjuguer nos  efforts à travers la solidarité de tous et de chacun, solidarité qui s'enracine dans le modèle de l'amour préférentiel du Christ pour les pauvres de tous genres. Les Evêques, qui ont l’impérieux devoir d’exercer leur obligation canonique de prendre en charge les frais de santé de leurs prêtres, de vos prêtres, pour ne parler que d’eux, ne sauraient remplir cette obligation sans votre aide et votre nécessaire contribution financière.
Je lance donc un appel pressant, au nom de mes pairs Evêques de Côte d’Ivoire et des pays membres de la Conférence Episcopale Régionale d’Afrique de l’Ouest, mais aussi de tous les Supérieurs et Responsables de communautés religieuses de la sous-région, à la générosité de tous les fidèles du Christ, en vue de la santé solidaire en Eglise.

A l’occasion de la célébration des 50 ans d’existence de ce service des Congrégations et des Diocèses, je souhaite vivement rendre un hommage appuyé à tous les pionniers et à tous les acteurs de cette mutuelle qui depuis 1965, accueille chaque année de nouveaux adhérents, permettant ainsi à chaque collectivité d’adhérer selon ses moyens et de bénéficier des différents dispositifs d’aides, suite aux soins et diverses dépenses de santé.

Chers amis de l’EMI, responsables et personnel,
J’encourage vivement votre service à faciliter l’accès des prêtres et religieux malades aux soins de santé, pour favoriser ainsi leur générosité et leur dévouement quotidien à la mission. Je demande au Seigneur, à la suite du Pape François, de faire grandir chez tous le souci de l’annonce de la joie qu’apporte l’Évangile ; je vous encourage par ailleurs à poursuivre cet élan de fraternité chrétienne et de partage effectif des biens, témoignage incontournable de la Miséricorde divine.
Que par cette célébration, le Christ nous rejoigne, pour mettre son amour en nos cœurs. C'est avec Lui que nous pourrons consolider et poursuivre l’entraide et la solidarité. Comme le recommande la deuxième lecture de ce Dimanche, c'est l'amour qui doit être au cœur de nos relations et de nos activités humaines, que ce soit dans l'Église ou dans la société.
Et surtout, n'oublions jamais que pour gagner tous ses frères, Jésus s'est donné jusqu'au bout. Merci pour votre dévouement d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

Je ne saurais terminer sans invoquer sur vous la protection maternelle de Marie, Notre Dame d’Afrique, Santé des malades. Qu’elle intercède pour nous tous, afin que Dieu nous apporte aux malades la guérison, aux bien-portants la gratitude et l’amour de Dieu, à ceux qui sont divisés la réconciliation, à ceux qui vivent en bonne entente la constance et la fermeté, aux affligés et aux découragés, le réconfort ; à ceux qui sont malheureux d’être secourus, à ceux qui tombent de se relever. Qu’elle dirige notre vie, afin que nous entonnions pour Dieu des chants d’action de grâce, à la gloire tout à la fois de son Fils et du Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles, Amen.
 

Mgr Jean-Jacques Koffi Oi KOFFI,
Evêque de San Pedro en Côte d’Ivoire,
Vice-président de la Conférence des Evêques Catholiques de Côte d’Ivoire.



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