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  • Le Samedi 23 juin 2018 en la Cathédrale Christ Roi de Daloa, S.E. Mgr Marcellin YAO Kouadio, précédemment évêque titulaire de Yamoussoukro, a été installé canoniquement sur le siège épiscopal de ce diocèse, devenant ainsi son 5è évêque.

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ALLOCUTION DU PRÉSIDENT DE LA CONFERENCE DES EVEQUES CATHOLIQUES DE CÔTE D’IVOIRE, À LA CÉRÉMONIE D’OUVERTURE DE LA 110ème ASSEMBLÉE PLÉNIÈRE

Mer 23 Mai 2018, 19:02

La cérémonie d’ouverture de la 110ème Assemblée Plénière de la Conférence des Évêques Catholiques de Côte d’Ivoire s’est déroulée ce mardi 22 mai 2018, dans la salle polyvalente du petit séminaire saint Augustin de Bingerville.
Cette cérémonie était placée sous la présidence de Mgr Ignace BESSI, en présence de son Excellence Mgr Joseph SPITERI, Nonce Apostolique en Côte d’Ivoire, des Archevêques et Évêques du pays.
Après les mots de bienvenue du représentant de l’Archevêque d’Abidjan, du Maire de Bingerville, du sous-préfet et l’adresse du Nonce Apostolique, Mgr Joseph SPITERI, Son Excellence Mgr IGNACE BESSI, a dans son allocution, énuméré l’ensemble des sujets qui seront abordés au cours de leurs travaux. Nous vous donnons ci-dessous l’intégralité de son discours.

Excellence Monseigneur Joseph SPITERI, Nonce Apostolique en Côte d’Ivoire,
Monsieur le Sous-préfet,
Monsieur le Maire,
Distinguées autorités politiques, administratives, religieuses, militaires et coutumières,
Révérends Pères,
Révérendes Sœurs,
Distingués invités,
Chers frères et sœurs,

En communion avec mes frères dans l’épiscopat, je vous adresse mes chaleureuses salutations pour cette joyeuse mobilisation à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la 110ème Assemblée Plénière de notre Conférence. Comme vous le constatez et même le vivez dans votre être catholique, cette Assemblée se tient dans un contexte particulier de la vie de notre Eglise bien aimée, dont les nouvelles sont tout à la fois bonnes, alarmantes et préoccupantes.

1-NOUVELLES
1-1-Tristesse, joie et provisions

L’Eglise catholique en Côte d’Ivoire vit une situation complexe : la joie pascale qui se poursuit dans celle de l’envoi de l’Esprit de pentecôte, Esprit de communion au service du zèle apostolique,  et la douleur, la tristesse, la tiédeur dues à des évènements malheureux, s’entremêlent.
Cette situation difficile à comprendre, appelle de notre part calme, sérénité, humilité, mais aussi lucidité et engagement en vue d’un renouvellement plus dynamique encore, s’il en était besoin, au cœur d’une société, où la place de l’Evangile porté par l’Eglise ne saurait lui être ravie quoiqu’il arrive. Qui pourrait douter, un seul instant, que l’Evangile de Jésus-Christ, qui a aimé les pécheurs jusqu’à la  mort sur la croix, restera toujours bonne et joyeuse nouvelle au cœur d’un monde trouble et troublé. Au milieu de ce monde en perte de repères, que nos cœurs, fusionnés avec celui du Christ, ne se laissent troubler par aucune mauvaise nouvelle proche ou lointaine.

Ecoutons l’exhortation de Jésus à ses disciples dans son discours- testament, après le dernier repas avec ses disciples, discours transmis par Jean (cf. Jn 13-17). Remémorons-nous ses paroles fortes et réconfortantes, au moment où la douleur, due à la perte de vaillants et vaillantes missionnaires, nous étreint. Nous voulons rappeler à notre mémoire et à la mémoire de toute l’humanité, mais sans désespérer, le meurtre tragique, dramatique et gratuit de l’abbé Bernardin BROU AKA, du diocèse d’Abengourou. Nous saluons, avec déférence et compassion, la foi et l’espérance du dynamique peuple de Dieu qui est à Abengourou, en son pasteur  aimable, homme ouvert à la fraternité universelle, inébranlable et fidèle. « Que votre cœur ne se trouble » (Jn14, 1), « Gardez courage ! J’ai vaincu le monde (Jn 16, 33), nous dit le Seigneur.
C’est dans le calme d’un cœur paisible, que notre Eglise relèvera les grands défis qui se présentent à elle. Parmi ces défis, arrive en bonne place, pour ne pas dire en première ligne, la provision des diocèses vacants dont le nombre, nous osons l’espérer, ira en décroissant rapidement, jusqu’à leur disparition complète.  C’est vrai que de manière inattendue la démission de l’Archevêque de Korhogo, son Excellence Monseigneur Marie Daniel DADIET, est venue augmenter le nombre des diocèses en attente d’un pasteur propre. Cependant nous ne voudrions pas tomber dans le doute. Dieu, dans sa miséricorde infinie, nous en garde !

Le cas de Bondoukou, loin de nous décourager, doit nous pousser à plus d’ardeur dans la prière fervente, comme la coutume de l’Eglise catholique nous y invite, en pareille circonstance. Ne baissons pas la garde dans la prière vigilante ! Ne baissons pas la garde dans la docilité à l’Esprit qui construit son Eglise ! Ne baissons pas la garde, chacun à son niveau, pour que, non seulement Bondoukou mais aussi tous les autres diocèses en attente d’un pasteur propre, puissent se réjouir, dans un délai pas trop long, de la sollicitude de Dieu. Nous n’oublierons pas que Dieu, notre Dieu, conformément à sa pratique dont témoigne la lettre aux Hébreux (cf. He5, 1-4), ne prendra que parmi ses prêtres, pécheurs et miséricordieux, pour combler les attentes de son peuple.

Les signes du Seigneur  sont là qui montrent qu’il est à l’œuvre. Daloa vient d’être pourvu de son nouveau pasteur, après une longue attente. Nous souhaitons une grande fécondité pastorale à son Excellence Monseigneur Marcellin YAO Kouadio, et bon temps de repos à son Excellence Monseigneur Maurice Konan KOUASSI, désormais Evêque émérite de Daloa.

Bientôt Yamoussoukro sera vacant et portera à trois (3) le nombre des diocèses en attente d’un pasteur propre. L’attente pourra être moins longue, si, dans une synergie d’action diligente et perspicace, animée par l’humilité et l’obéissance, nous travaillons avec foi, pour permettre au Seigneur, à travers le Saint Père, de nous donner les pasteurs dont nos Eglises ont besoin. Nous pourrons ainsi encadrer la mission et freiner, dans la mesure du possible, l’errance de certains missionnaires indélicats.

1-2-Les prêtres fidei donum et le vadémécum du congrès du clergé
Les Evêques sont de plus en plus confrontés au phénomène de prêtres sans aucune attache, errant dans des diocèses de vieille chrétienté en Occident, au service, nous ne savons, de quelle mission. Cette situation vient ternir, s’il est encore besoin, l’image du prêtre ivoirien. Une action vigoureuse mérite d’être entreprise pour endiguer cette marée qui ne s’explique que par un mal de clercs ou de consacrés. Ce n’est donc pas surprenant que cette marée funeste vers l’eldorado pastoral fasse route avec l’immoralité ambiante qui défraie la chronique et qui laisse entrevoir la profondeur de la faiblesse humaine, fût-elle sacerdotale ou religieuse.
Conscients qu’une telle situation ne peut rester sans remède approprié, les Evêques de Côte d’Ivoire, à travers la Commission Episcopale chargée du Clergé, des Séminaires et de la Pastorale des vocations, ont tendu une oreille attentive à l’Union Fraternelle du Clergé ivoirien (UFRACI) qui a nourri le projet d’un congrès extraordinaire sur la vie et le ministère du prêtre en contexte ivoirien.

Il reste pour les Evêques et pour le presbyterium ivoirien, que rien, ni les assassinats perpétrés sur ses membres, ni les errements de certains d’entre eux, rien ne pourra éteindre la joie de la mission ad intra et ad extra. Nous constatons fort heureusement que cette mission est en réelle croissance grâce à la magnanimité et à la miséricorde de Dieu, appuyée par un souci d’organisation programmée de la coopération missionnaire. Cette programmation prévoit, dans un avenir relativement proche, l’établissement d’un centre de coopération missionnaire pour maintenir toujours vive la flamme de la mission.

1-3-Le départ du nonce apostolique
Toutes ces nouvelles, et bien d’autres, qui sont le lot de la vie de l’Eglise en Côte d’Ivoire, nous ouvrent à la communion avec le Saint Père, le Pape François, qui porte avec foi, espérance, charité, miséricorde et fermeté, les joies et les peines de l’Eglise pèlerine, humano-divine, sainte et pécheresse. Dans sa sollicitude paternelle, le pape nous avait envoyé son Excellence Monseigneur Joseph Spiteri, nonce apostolique. Il a accompli sa mission au service de l’Eglise au milieu de nous. Il a partagé nos espoirs, nos doutes, nos soucis et nos préoccupations. Il vient d’être appelé à poursuivre son chemin de pèlerin d’espérance sous d’autres cieux, au Liban notamment. Il ne nous reste plus qu’à prier les uns pour les autres, pour que la mission, sous tous ses aspects, jamais ne stagne par manque de diligence. C’est aussi cela l’objectif de la 110ème Assemblée Plénière des Evêques Catholiques de Côte d’Ivoire dont les sujets à traiter tiennent compte des joies et des peines qui alimentent l’actualité de notre Eglise et de notre pays.

2-SUJETS
Les sujets à traiter au cours de la 110ème Assemblée Plénière de la Conférence des Evêques catholiques de Côte d’Ivoire peuvent se regrouper autour de deux grands points. Le premier peut être ainsi formulé : l’Eglise-Communion autonome, au service de tous : vision, organisation et mission et, le deuxième point : la qualité des membres de l’Eglise-Communion autonome, au service de tous.

2-1-L’Eglise Communion autonome, au service de tous : vision, organisation, mission
L’Eglise en Côte d’Ivoire veut être une Eglise-communion autonome, au service de tous. Cette grande vision suppose une organisation qui implique que chaque Eglise particulière soit pourvue du principe de communion qu’est l’Evêque diocésain. Vu sous cet angle notre Eglise a beaucoup de défis à relever. Il nous faut travailler d’arrache-pied et avec la plus grande ardeur et célérité, à participer à l’institution de ceux qui président à la communion ecclésiale dans nos Eglises particulières, tout en sachant qu’une telle responsabilité est partagée entre plusieurs agents et liée à plusieurs facteurs.

Le premier agent, c’est la communauté chrétienne. C’est pourquoi dès qu’un diocèse devient vacant, le peuple chrétien est invité, non pas à se lamenter, mais à prier avec ferveur pour demander au Seigneur de lui envoyer promptement le pasteur selon son cœur. Cette prière assidue et fervente doit préparer les cœurs à accueillir, dans l’obéissance et sans condition, le garant de la communion, que le Seigneur, dans sa longanimité et liberté absolue, enverra.
Les Evêques, conscients de leur responsabilité quant à la provision des diocèses vacants, consacreront une bonne partie du programme des présentes assises à l’analyse de la situation.

L’Eglise-communion au service de tous ne peut être indifférente aux activités de l’Eglise universelle dont la rencontre du pape avec les familles, à Dublin, la première après la publication de l’exhortation « Amoris Laetitia », sur « L’Amour dans la Famille », du 21 au 26 août 2018. Cette Assemblée examinera les modalités de participation de notre Eglise à cet évènement  de communion au sommet.
Dans cet élan de communion universelle, les jeunes de Côte d’Ivoire ne seront pas en reste, puisque pour la première fois, une jeune ivoirienne est cooptée comme volontaire aux Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ). A ce titre, elle participera à l’organisation des JMJ. C’est un honneur pour nous qui doit nous inviter à envoyer beaucoup de jeunes au Panama en 2019.

En bonne place dans cette communion universelle se situe le Symposium des Conférences Episcopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM). Cette structure ecclésiale, qui réunit toutes les Conférences d’Afrique et de Madagascar, célèbre ses 50 ans d’existence en Juillet 2019. La Conférence des Evêques de Côte d’Ivoire, membre de cette structure de communion, réfléchira à la participation active de toute l’Eglise, à cet évènement.

Au niveau de la communion sous régionale ouest africaine, un projet tient à cœur aux Evêques ; ils y réfléchissent et comptent y travailler sans repos jusqu’à sa mise en route effective, à moyen terme, dans l’intérêt de nos jeunes et de nos enfants ; il s’agit de l’Unité Universitaire de Yamoussoukro(UUY), une faculté de l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO). Cette œuvre d’intégration et de communion sous régionales appelle l’attention de toute la communauté catholique. Les Evêques y tiennent, y travaillent et y consacreront un temps suffisant pendant ces assises.

L’Eglise communion autonome, au service de tous ne sera ce qu’elle est que par une solidarité vécue au concret. Pendant des années les Evêques ont réfléchi à la concrétisation de cette solidarité, sous l’angle de la péréquation nationale. Celle-ci, dans un premier temps, se voudrait la mise en commun de toutes les offrandes de messe, en vue d’une rémunération équitable des clercs, sur toute l’étendue du territoire. Il s’agit, au cours de cette présente Assemblée, d’étudier l’effectivité de cette solidarité sans comparaison ; solidarité qui ne peut se réaliser sans renoncement et sans sacrifice ; solidarité, signe d’une vraie vie d’Eglise dont les membres n’ont qu’un seul cœur et qu’une seule âme (cf. Ac 2-4).

Vous réalisez qu’une telle solidarité ne peut se vivre sans l’engagement généreux d’un laïcat dévoué sans calcul au service de l’Eglise. C’est l’heure de prendre conscience que l’Eglise-communion autonome, au service de tous, c’est vous, et que sans vous l’Eglise ne pourra jamais atteindre ses objectifs de solidarité concrète.
Les Evêques analyseront la meilleure méthode de la mise en œuvre concrète de cette péréquation qui ne peut faire l’économie de l’ouverture de cœur d’un clergé sensible à la communion solidaire et organisée.

L’Eglise-communion autonome, au service de tous, non seulement a pour obligation d’organiser la solidarité en son sein, mais encore est tenue d’occuper sa place dans la participation à la construction d’une société pacifiée où il fait bon vivre. Cela ne peut se faire sans une réflexion sur sa place et son rôle qui débouche sur une parole et une action.
Vivant dans un contexte donné, où une certaine effervescence se vit autour des grandes questions de la réconciliation, de la sécurité, des élections démocratiques, les réflexions de l’Eglise-communion autonome, au service de tous, ne peuvent faire la politique de l’autruche, ignorant les problèmes dans lesquelles elle évolue avec ses membres. Ces assises seront l’occasion de réflexions profondes, engagées et engageantes dans l’intérêt de tous, sans parti pris, sinon celui de la vérité évangélique.

Dans un contexte si complexe, l’Eglise doit réfléchir pour dire une parole opportune. Entre un mutisme complice et une parole subversive destructrice, l’Eglise doit se positionner. Comme nous le devinons, sa position ne saurait s’accommoder d’un discours partisan ; sa position ne peut que s’inspirer de l’Evangile qui indique la parole nécessaire, opportune, bonne et constructive, pour parler comme l’Apôtre des Nations (cf. Ep 4, 29).
Avec la force de l’Esprit Saint, les Evêques voudraient, pendant ces assises, tirer de leurs réflexions et paroles, des actions qui participent à la pacification de la société ivoirienne, par une réconciliation courageuse, une sécurisation ferme du pays et des élections démocratiques dans le respect, sans feinte des droits inaliénables de tous.

L’Eglise ne saurait se dérober à un tel engagement au service de la société, dans la mesure où le Magistère est plus que clair à ce sujet. L’Eglise, dans la constitution pastorale Gaudium et Spes du Concile Vatican 2, est présentée comme le signe de la fraternité qui rend possible le dialogue entre les hommes malgré leurs diversités (cf. GS 92 §1).
Le Code du Droit canonique, quant à lui, fait obligation au clerc, sans qu’il ne prenne une part active dans les partis politiques, de travailler à la paix entre les hommes : « Les clercs s’appliqueront toujours  et le plus possible à maintenir entre les hommes la paix et la concorde fondée sur la justice » (can 287).

L’Exhortation post-synodale intitulée « L’Engagement de l’Afrique au Service de la Réconciliation, de la Justice et de la Paix, Vous êtes la lumière du monde, vous êtes le sel de la terre », ne nous dispense guère d’un tel engagement, au contraire. Benoit XVI engage l’Eglise en Afrique, sel et lumière, dans le service de la Réconciliation, de la Justice et de la Paix.
Les présentes assises donneront l’occasion aux Evêques d’approfondir ces grandes questions, dans ce contexte de grande effervescence et de grands débats. Elle ne saurait se dispenser de proposer sa Doctrine Sociale au service d’une politique dépouillée de toute violence et respectueuse des droits fondamentaux, surtout du droit à la vie et à la liberté.


2-2-La qualité des membres de l’Eglise communion autonome, au service de tous
L’Eglise communion  autonome ne pourra être au service de tous que dans la mesure où elle recèle en son sein de nombreux membres de qualité aussi bien clercs, consacrés que laïcs. Une formation intellectuelle, morale, spirituelle et professionnelle des membres de l’Eglise-communion, permettra dans une synergie d’action, de servir aussi bien l’Eglise que la société, chaque état de vie gardant sa spécificité.

Nul n’ignore la place unique du clergé dans la mission de l’Eglise. Les membres du clergé sont, pourrait-on dire, le moteur d’une évangélisation dynamique. Un clergé abondant, bien formé et saint, un clergé de grande qualité est le gage d’une annonce zélée de l’Evangile, dans un esprit de communion qui déborde les limites des paroisses, des diocèses et des pays. Un tel clergé soutiendra non seulement la mission ad intra mais aussi celle d’une Eglise en sortie, au service d’une Côte d’Ivoire en marche vers la paix, par la réconciliation, la sécurité et des élections vraiment démocratiques.
Les diocèses de Côte d’Ivoire peuvent se réjouir de disposer d’un clergé d’une telle qualité. Cependant des contre-témoignages existent. Ce constat a poussé les clercs eux-mêmes, à travers la structure qui les rassemble, à entreprendre une réflexion qui a donné lieu à la programmation d’un congrès dont les documents de mise en œuvre seront diffusés, à l’issue de cette Plénière, pour que les étapes prévues soient franchies et que le congrès produise un clergé à l’image et à l’imitation de son Maître.

Cette organisation et ces réflexions vont de pair avec un type de démarches qui s’impose aux Evêques devant l’exode vers l’Occident, c’est le cas de le dire, de certains membres du clergé qui déshonorent la corporation. Cette Assemblée Plénière voudrait dégager des pistes de solutions définitives à cet état de fait.
La mission de l’Eglise ad intra et ad extra, s’il a pour moteur l’action du clergé, ne peut se passer des consacrés dont la présence prophétique est indispensable à l’Eglise. Unis au clergé dans une communion dynamique, les consacrés, dans une présence discrète mais réelle et efficace entreront de plein pied dans la vision de l’Eglise-communion autonome. En son sein, ils se mettront au service de tous, des plus pauvres surtout, étant plus proches de la périphérie du monde et de l’Eglise, de par leurs charismes qu’on ne peut leur dénier.

Les Evêques, en admirant leur implication dans le suivi de certaines grandes œuvres comme la Fondation internationale pour la Paix de Yamoussoukro et ses annexes, approfondiront cette collaboration dans la communion, pour un meilleur rendement, dans l’intérêt de tous.
Un laïcat organisé, encadré et présent, l’Eglise en a plus que besoin. Les rapports d’activités ont révélé la bonne santé du laïcat catholique en même temps que son besoin d’un meilleur encadrement, en vue d’une présence visible et active.  Les Evêques approfondiront les moyens d’aider l’apostolat des laïcs à poursuivre sa mission de soutenir l’élan missionnaire et l’engagement social et politique éclairé de nos laïcs.

L’un des aspects, et non des moindres, de la présence des laïcs catholiques, est leur participation aux différents pèlerinages organisés pendant l’année, en direction des différents lieux saints.  Ce secteur montre malheureusement un manque de cohésion au sein de la communauté puisque certains membres en font non pas des occasions de piété mais plutôt d’enrichissement personnel.
Les Evêques examineront encore cette question pour encourager les catholiques à ne pas avoir peur de prendre sur leur nécessaire pour participer aux pèlerinages organisés par le Secrétariat Exécutif National des Œuvres catholiques. Leur généreuse autoprise en charge de leur propre pèlerinage sera le prélude de leur capacité à soutenir d’autres frères et sœurs moins nantis et qui souhaitent participer à cet acte de piété.

Conscients de l’importance de la qualité des membres de l’Eglise- Communion Autonome, au service de tous, attentifs au besoin d’encadrement des laïcs pour maximiser leur engagement au service de l’Eglise et du monde, un temps sera consacré à l’examen des mandats des Secrétaires exécutifs et des Aumôniers nationaux en vue d’éventuelles nominations.
Au cours de leurs travaux les Evêques donneront un écho favorable à l’invitation du saint Père le Pape François, pape de la périphérie, qui tire tous les membres de cette Eglise vers les périphéries. L’Assemblée de Bingerville ne saurait oublier ceux qui sont plus qu’à l’extérieur. Elle les rejoindra là où ils sont ; elle vivra avec eux leurs douleurs, leurs peines, mais aussi leurs joies au cœur de leur souffrance.

2-3-La déclaration d’ouverture
C’est dire que les Evêques auront une semaine d’activités très intenses, vu les sujets à débattre.
Membres de l’Eglise- communion autonome, au service de tous, vous êtes invités, chers frères et sœurs, à marcher pendant cette semaine avec vos évêques.  Vivez leurs intenses réflexions avec eux ! Vivez leurs intenses prières avec eux, particulièrement lors des célébrations eucharistiques ! N’ayez pas peur de rendre leur séjour agréable par vos engagements et participations de toutes sortes !

Comptant sur la miséricorde de Dieu qui soutiendra nos efforts et nous illuminera par son Esprit de discernement, d’intelligence et de courage, je déclare ouverts les travaux de la 110ème Assemblée Plénière de la Conférence des Evêques Catholiques de Côte d’Ivoire.
Je vous remercie !

Monseigneur BESSI DOGBO Ignace
Evêque de Katiola,
Président de la Conférence des Evêques Catholiques de Côte d’Ivoire



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