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"Soyez miséricordieux comme votre Père Céleste est miséricordieux" (Luc 6, 36)
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Homélie


Homélie du 1er Dimanche de Carême

Ven 14 Mar 2014, 10:04

1ère lecture : La création de l'homme. Le péché (Gn 2, 7-9; 3, 1-7a)

Lecture du livre de la Genèse

Au temps où le Seigneur Dieu fit le ciel et la terre, il modela l'homme avec la poussière tirée du sol ; il insuffla dans ses narines le souffle de vie, et l'homme devint un être vivant.
Le Seigneur Dieu planta un jardin en Éden, à l'orient, et y plaça l'homme qu'il avait modelé.
Le Seigneur Dieu fit pousser du sol toute sorte d'arbres à l'aspect attirant et aux fruits savoureux ; il y avait aussi l'arbre de vie au milieu du jardin, et l'arbre de la connaissance du bien et du mal.

Or, le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que le Seigneur Dieu avait fait. Il dit à la femme : « Alors, Dieu vous a dit : 'Vous ne mangerez le fruit d"aucun arbre du jardin'»
La femme répondit au serpent : « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin. Mais, pour celui qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : 'Vous n'en mangerez pas, vous n'y toucherez pas, sinon vous mourrez.' »
Le serpent dit à la femme : « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas !
Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. »
La femme s'aperçut que le fruit de l'arbre devait être savoureux, qu'il avait un aspect agréable et qu'il était désirable, puisqu'il donnait l'intelligence. Elle prit de ce fruit, et en mangea. Elle en donna aussi à son mari, et il en mangea.
Alors leurs yeux à tous deux s'ouvrirent et ils connurent qu'ils étaient nus.

 

2ème lecture : Là où le péché s'était multiplié, la grâce a surabondé (brève : 5, 12.17-19) (Rm 5, 12-19)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Frères,
par un seul homme, Adam, le péché est entré dans le monde, et par le péché est venue la mort ; et ainsi, la mort est passée en tous les hommes, du fait que tous ont péché.
Avant la loi de Moïse, le péché était déjà dans le monde. Certes, on dit que le péché ne peut être sanctionné quand il n'y a pas de loi ; mais pourtant, depuis Adam jusqu'à Moïse, la mort a régné, même sur ceux qui n'avaient pas péché par désobéissance à la manière d'Adam. Or, Adam préfigurait celui qui devait venir.
Mais le don gratuit de Dieu et la faute n'ont pas la même mesure. En effet, si la mort a frappé la multitude des hommes par la faute d'un seul, combien plus la grâce de Dieu a-t-elle comblé la multitude, cette grâce qui est donnée en un seul homme, Jésus Christ.
Le don de Dieu et les conséquences du péché d'un seul n'ont pas la même mesure non plus : d'une part, en effet, pour la faute d'un seul, le jugement a conduit à la condamnation ; d'autre part, pour une multitude de fautes, le don gratuit de Dieu conduit à la justification.
En effet, si, à cause d'un seul homme, par la faute d'un seul homme, la mort a régné, combien plus, à cause de Jésus Christ et de lui seul, régneront-ils dans la vie, ceux qui reçoivent en plénitude le don de la grâce qui les rend justes.
Bref, de même que la faute commise par un seul a conduit tous les hommes à la condamnation, de même l'accomplissement de la justice par un seul a conduit tous les hommes à la justification qui donne la vie.
En effet, de même que tous sont devenus pécheurs parce qu'un seul homme a désobéi, de même tous deviendront justes parce qu'un seul homme a obéi.

 

Évangile : La tentation de Jésus (Mt 4, 1-11)

Acclamation : Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. L'homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole venant de la bouche de Dieu. Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. (cf. Mt 4, 4)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Jésus, après son baptême, fut conduit au désert par l'Esprit pour être tenté par le démon.
Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim.
Le tentateur s'approcha et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. »
Mais Jésus répondit : « Il est écrit : Ce n'est pas seulement de pain que l'homme doit vivre, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »

Alors le démon l'emmène à la ville sainte, à Jérusalem, le place au sommet du Temple et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. »
Jésus lui déclara : « Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l'épreuve le Seigneur ton Dieu. »

Le démon l'emmène encore sur une très haute montagne et lui fait voir tous les royaumes du monde avec leur gloire.
Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si tu te prosternes pour m'adorer. »
Alors, Jésus lui dit : « Arrière, Satan ! car il est écrit : C'est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras, et c'est lui seul que tu adoreras. »

Alors le démon le quitte. Voici que des anges s'approchèrent de lui, et ils le servaient.

 

«  Etre fils de Dieu, c’est se laisser conduire par Dieu sans lui imposer nos voies et nos moyens, c’est lui faire totalement confiance sans vouloir obtenir des garanties, sans espérer de miraculeux prodiges qui nous démobiliseraient de nos luttes et nos engagements, c’est faire de la volonté de Dieu notre nourriture quotidienne.
    Telle était la vocation du peuple d’Israël, appelé et constitué par Dieu comme son peuple, à devenir son fils. Mais il n’a jamais su vivre parfaitement sa vocation. Dès sa sortie d’Egypte et durant toute son histoire. Israël va se montrer infidèle et rebelle vis-à-vis de son Dieu. Placé devant les mêmes tentations, l’homme Dieu a triomphé pour nous ouvrir le chemin du salut.
En effet, l’Evangile du premier dimanche de carême, en montrant que Jésus a résisté au mirage d’un messianisme surhumain, place chacun devant un choix crucial : pour ou contre la Parole de Dieu. Pour mener ce discernement, nous sommes invités à suivre Jésus dans le  désert, lieu de  combat.
   
    Le texte de l’Evangile dit, en effet, que « Jésus fut conduit par l’Esprit Saint dans le désert ». (Deux remarques)

•    Le désert est le lieu du silence et de la solitude, on y prend de la distance par rapport  aux événements quotidiens. Lieu de la vraie liberté où l’homme se trouve affronté à ses ultimes requêtes. Vidé de ses préoccupations, l’homme est assez libre pour rencontrer Dieu. Dans le désert on peut donc rencontrer la vie.
•    Le désert est aussi le lieu de la mort, avec absence d’eau. La vie devient impossible. Un lieu périlleux et dangereux. Dans l’Ancien Testament la solitude est un facteur de mort puisque l’homme créé à l’image de Dieu vie relation de d’amour. Dans sa solitude l’homme est fragilisé et est sujet de toutes sortes de tentation.  Ainsi, le désert est, aussi, le lieu de la tentation, le lieu où se manifeste le pouvoir du diable.
Le désert est, donc, un lieu de paradoxe : la vie et la mort s’affrontent. Il s’agit de l’Eternel combat entre le bien et le mal. Ainsi, en entrant dans le désert, Jésus entre dans l’histoire de salut de son peuple. Quarante jours de jeûne qui rappellent les quarante années de marche du peuple hébreux vers la terre promise. Quarante jours et quarante nuits de marche du prophète Elie vers le mont Horeb. Ce chiffre « 40 » symbolise ainsi un temps de purification et de préparation en vue d’une mission divine.
    Bien que n’ayant pas besoin de purification, Jésus s’engage à travers ce temps (40 jours) à partager les tentations de son peuple et du monde, nos peurs et nos angoisses, à porter notre misère, à vaincre l’ennemi pour nous ouvrir la route de la terre promise. Ce temps de conversion signifie donc s’engager dans l’histoire du salut.
    Retourner avec Jésus au désert c’est reprendre le chemin de Moïse, d’Elie jusqu’ à Jésus. Il s’agit en fait, d’un  temps de discernement, pour nous interroger sur ce qui est le plus important, sur ce qui est essentiel dans notre existence.
En même temps nous devons nous rappeler que « si l’homme ne vit pas seulement de pain » c'est-à-dire tout en refusant un bonheur purement matériel, nous avons le grave devoir de réveiller les forces spirituelles qui sont en mesure de changer    le monde, de calmer la faim de tant de frères et sœurs.
    Retenons que toutes les tentations du diable ont le même principe. Celle qui porte sur le pouvoir, l’avoir,  et sur la volonté de paraître  (prestige) ont le même principe à savoir réaliser son bonheur sans Dieu, sans sa vérité, par les seuls moyens du pouvoir terrestre et en visant seulement le bien matériel. Un paradis construit de cette façon est le règne du mensonge et  du chao !
    La première lecture du 1er dimanche de carême traduit la douloureuse expérience des hommes : le bonheur est là, la vie, la joie, l’harmonie entre les hommes sont là, à portée de mains  pourtant, souvent nous préférons  le mal, la mort, la tristesse parce que nous nous laissons abuser par leur apparence trompeuse.
    Pourquoi ces erreurs constantes ? Cette faiblesse ? parce que notre liberté d’homme est une liberté qui se cherche, une liberté vulnérable à l’attrait du mal pris pour un bien. Ainsi, quand nous prétendons nous suffire à nous même, quand nous voulons nous donner à nous-mêmes notre propre ligne de conduite, c’est alors que nous faisons l’amère expérience de notre fragilité : nos yeux s’ouvrent à notre nudité, nous qui pensions être vêtus de force et d’invulnérabilité.
Nous sommes inviter à croire que Dieu seul, qui nous a crée libre, peut nous donner en Jésus Christ de reconquérir notre liberté plénière qui se trouve en lui, notre vrai bonheur. Mettons toute confiance en lui, en ce temps de Carême, pour arriver joyeux au bout de notre marche au matin de pâques. Amen !



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