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"Soyez miséricordieux comme votre Père Céleste est miséricordieux" (Luc 6, 36)
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Echo des diocèses


Lettre pastorale de Mgr Marie-Daniel DADIET à l'occasion du Carême 2014 et de l'ouverture du premier Synode Diocésain dans l'Archidiocèse de Korhogo

Ven 4 Avr 2014, 11:55

Avec le carême 2014, entrons résolument dans le premier synode diocésain.

Révérends Pères,
Révérends Frères,
Révérendes Sœurs,
Chers responsables des communautés nouvelles,
Chers agents pastoraux,
Chers fidèles,
 

Introduction

La présente lettre pastorale que je vous adresse comportera les trois points suivants :
1-    Le Carême,
2-    Le synode diocésain et la nouvelle évangélisation,
3-    Les vertus théologales : la foi, l'espérance et la charité.
Je vous demande de faire bon accueil à cette lettre pastorale pour le bien de chacun et de tous.

I- LE CAREME

1- L'Eglise est déjà entrée dans le temps fort, du carême. Au cours de ce temps, « nous nous efforçons de nous adonner davantage à la prière et de témoigner un plus grand amour pour le prochain, en restant fidèles aux exigences des sacrements qui nous ont fait renaître » (cf Préface du carême n° 1). Comme Jésus, poussé par l'Esprit au désert, pour y être tenté, nous allons nous aussi au désert, poussés par le même Esprit pour combattre courageusement et avec détermination les forces obscures du mal. C'est un combat qui ne se limite pas à un seul mois de l'année ; il est de tous les jours, de tous les instants. Le carême est notre volonté de lutter contre le péché qui nous rend esclaves du démon et de nos passions.

2-    Le rite de l'imposition des cendres qui a ouvert le carême nous a fait prendre conscience de la fragilité de notre être humain qui ne' peut être vraiment ce qu'il est sans le secours de Dieu. Le mot clé de ce temps de carême et même de notre vie de chrétien est la conversion. La conversion, la shoub hébraïque est un appel que Dieu adresse à l'homme, pour qu'il revienne à lui-même et à de meilleurs sentiments. C'est un retour sur soi-même, comme chez le fils prodigue attendu par son père. Le péché est considéré comme une entrave, une rupture avec Dieu et avec soi-même. En revenant à lui-même par la conversion, l'homme peut alors librement revenir à Dieu puisqu'il s'en est détourné ou éloigné. Son repentir comporte une connotation de douleur.
En revenant vers Dieu par la pénitence, la métanoïa, on espère du nouveau : un nouvel âge d'or, une nouvelle situation, une nouvelle alliance (cf Jr 31,31) plus forte, inscrite dans le cœur en lettres de feu, une paix nouvelle sur la base de la justice, du droit et de l'amour. En un mot, « un cœur et un esprit nouveau » (cf Ez 36, 26) où l'homme, renouvelé, adore Dieu « en esprit et en vérité » (cf Jn 4, 24.)

3-    Des actes cultuels accompagnent cette conversion. Ce sont, comme nous, le rappelle l'évangile du mercredi des cendres, la prière, l'aumône et le jeûne.
3.1.    -    La prière. Elle est au cœur de nos rapports avec Dieu. Elle en constitue le lien organique, vital et le souffle qui nous relie à Lui. Nous sommes créés à « son image et à sa ressemblance » (cf Gn 1, 26), par amour. La prière élève notre âme et notre cœur vers Dieu. Par elle, nous accomplissons un acte de reconnaissance, d'adoration, de gratitude et de justice envers Dieu, Maître et Seigneur de la création, car « Il nous a faits et nous sommes à Lui » (Ps 99,3).
Même la prière à elle seule serait insuffisante si elle ne s'accompagnait pas d'actes comme l'aumône et le jeûne qui sont une ouverture radicale de l'homme à Dieu duquel il attend tout. On s'ouvre à Dieu pour mieux s'ouvrir à l'homme.
3.2.    -    L'aumône et le jeûne. La prière a une dimension sociale concrétisée par l'aumône et le jeûne. En effet, par eux l'homme s'ouvre aux autres en imitant Dieu dans sa providence. L'aumône, longtemps la seule forme ancienne de solidarité sociale est don à l'autre. Mais auparavant, il faut que l'homme, pour accomplir cette œuvre de justice, ait été en relation étroite avec Dieu par la prière et le jeûne.

3.3.- D'autres attitudes peuvent s'ajouter le long de notre carême, telles la justice sociale (cf Am 5, 24), l'amour du prochain (Mt 5, 43-48), le pardon des offenses et la réconciliation entre frères (Le 1821.35; Mt 5, 23-24).
Il est venu le moment favorable de nous pardonner mutuellement les offenses, de nous aimer comme fils et filles du même père Dieu, dans la justice et la vérité. L'amour chrétien porte en lui-même une exigence de pardon pour les frères comme pour les ennemis (Mt 5, 43-44 ; 18, 15-18). Sur la croix, le Christ a réconcilié tous les hommes avec Dieu et entre eux, en « tuant en sa personne la haine » (Eph 2, 16).

II- OUVERTURE OFFICIELLE DU PREMIER SYNODE DIOCESAIN ET LA NOUVELLE EVANGELISATION

4. Le premier synode diocésain

4.1.    Définition. «Le synode diocésain, d'après le code du droit canonique, au canon 460 est la réunion des délégués des prêtres et des autres fidèles de l'Eglise particulière qui apportent leur concours à l'Evêque diocésain pour le bien de la communauté diocésaine tout entière ».

4.2.    Ce qui est attendu du synode. Le synode diocésain, en tant que tel,, est une nouveauté introduite dans l'Eglise depuis la promulgation du nouveau code du droit canonique de 1983. Il est présidé par l'Evêque diocésain qui peut être saisi de toutes les questions qu'il juge opportunes. Rendons tous grâce à Dieu de nous accorder ce temps du premier synode diocésain. Comme Marie, la mère de Notre Seigneur et de la nouvelle humanité rachetée dans le sang de son Fils, notre âme peut dire son magnificat pour ce que le Seigneur nous donne de vivre de manière intense dans la foi. Notre devoir est d'avancer encore en eau profonde (duc in altun), pour inventer les nouvelles méthodes pastorales au bénéfice de nos peuples et populations. Mais auparavant, il nous faut déjà évaluer courageusement la pastorale jusqu'ici menée pour voir les forces et les faiblesses, pour des perspectives d'avenir. Il nous faut nous connaître nous- mêmes, nous encourager et nous épauler mutuellement, nous ouvrir aux autres diocèses et aux nouveaux champs pastoraux. Nous serons à même de relever les nombreux défis qui jalonnent notre environnement culturel et religieux. Nous devons progresser à la fois qualitativement et quantitativement en trouvant chez nous, dans l'archidiocèse de Korhogo les ouvriers, hommes et femmes, dont le Seigneur a besoin pour sa moisson, en priant sans relâche le Maître de cette même moisson (cf Mt 9, 38). Il nous faut prier aussi pour des familles chrétiennes engagées qui, comme le levain, font lever la pâte sociale ou comme le sel, lui donnent du goût. La civilisation poro doit être éclairée par les lumières nouvelles de l'Evangile, afin que l'esprit de cette école initiatique favorise les relations sociales entre les hommes.

4.3. Et pourquoi le synode ? La paroisse-mère de l'archidiocèse a été créée enl904. Elle a aujourd'hui 110 ans et figure parmi les premières villes de Côte d'Ivoire à bénéficier de la primeur de l'annonce de l'évangile. Il y a 10 ans, en 2004, elle fêtait son premier centenaire. Le diocèse, quant à lui, a 42 ans d'existence ; et nous avons récemment célébré le quarantenaire le 24 juin 2012, en la fête patronale de saint Jean-Baptiste. Lous ces événements démontrent que l'archidiocèse de Korhogo est une Eglise en pleine croissance qui respire la force et la vitalité. De plus, 100 et 40 ans sont des nombres symboliques dans la bible qui expriment à la fois la maturité et le temps de la gestation. Avec ce premier synode diocésain, nous entrons dans le second siècle de notre évangélisation. Le premier siècle est celui des missionnaires et des fils du pays qui les ont relayés ; le second est le siècle de la nouvelle évangélisation de sorte que du trésor de l'évangile nous tirions à la fois, comme des scribes instruits des mystères du royaume des cieux, du neuf et de vieux (cf Mt 13,52).

5. La nouvelle évangélisation

5.1.- Les trésors de notre culture traditionnelle. Nos cultures traditionnelles reposent sur un fond à la fois humain et religieux. Ces deux aspects sont intrinsèquement liés entre eux ; ils forment la trame de notre vie d'hommes africains. Chez l'africain, la vie et toute vie est sacrée. C'est dire aussi que tout homme est sacré. Il mérite respect comme tel. Le compatriote avec lequel nous vivons comme "l'étranger", c'est-à-dire celui qui n'est pas de la même culture et du même parler linguistique que nous et qui se trouve parmi nous a tout autant droit à notre respect. L'étranger est une chance ou une malchance selon l'accueil et le traitement que nous lui réservons. Notre concept de fotamana doit aller plus loin que le simple fait d'accueillir quelqu'un et lui souhaiter la bienvenue. Par ce concept, il nous faudrait démontrer que nous accueillons et intégrons à notre société la personne bénéficiaire du fotamana. Comme chrétiens, l'autre qui vient à nous est un frère, une sœur et un ami pour lequel nous nous engageons à garantir et à protéger ses droits humains au milieu de nous, pourvu qu'il respecte les règles sociales qui valorisent l'homme et conduisent à son épanouissement.
5.2.- Le dialogue avec les autres confessions religieuses. L'effort du dialogue avec les autres confessions religieuses doit être poursuivi. Il ne s'agit pas de renoncer à sa propre foi pour se fondre dans celle de l'autre mais à travers le dialogue interreligieux de mieux comprendre l'autre dans sa foi et dans sa pratique. Notre archidiocèse est par excellence une terre de dialogue interreligieux. Chez nous, on trouve l'animiste, le chrétien et le musulman qui déjà cohabitent en harmonie sur le plan social et religieux. Notre terre est une terre de religions et cela est une chance à sauvegarder et à promouvoir. Pour nous chrétiens, sans fanatisme aucun, Jésus Christ doit être mieux connu et mieux aimé beaucoup plus par notre comportement de fils de lumière et de sel de la terre que par des campagnes d'évangélisations dont la foi serait vide, sans vécu réel, comme un métal qui résonne, une cymbale retentissante. Cela veut dire que î'évangélisation que nous entreprendrons sera le reflet de notre foi. Pour ce faire, nous devons redécouvrir les vertus théologales et cardinales. Dans cette lettre pastorale, nous nous arrêterons aux vertus théologales.
 

III- LES VERTUS THEOLOGALES

6. L'Eglise Catholique notre mère nous enseigne qu'il y a trois vertus théologales : la foi, l'espérance et la charité (cf 1 Cor 13,13).

Définition : La vertu est une disposition habituelle et ferme à faire le bien. « Le but d'une vie vertueuse consiste à devenir semblable à Dieu » (saint Grégoire de Nysse). Les vertus sont regroupées en deux catégories : 1°) les vertus humaines ou cardinales (prudence, justice, force, tempérance) et 2°) les vertus théologales qui rapportent à Dieu.

6.1.    La foi. Elle est la vertu théologale par laquelle nous croyons en Dieu et à tout ce qu'il nous a révélé, et que l'Eglise nous "propose de croire, parce que Dieu est la vérité même. Par la foi l'homme s'en remet librement à Dieu. C'est pourquoi le croyant cherche à connaître et à faire sa volonté, car la foi agit par la charité (cf Ga 5,6).

6.2.    L 'espérance. C'est la vertu théologale par laquelle nous désirons et attendons de Dieu la vie éternelle comme notre bonheur, mettant notre confiance dans les promesses du Christ et comptant sur l'appui de la grâce du Saint Esprit pour mériter la vie éternelle et pour persévérer jusqu'à la fin de notre vie sur la terre.

6.3.    La charité. Par cette vertu théologale nous aimons Dieu par-dessus tout et notre prochain comme nous-mêmes, par amour de Dieu. Jésus en a fait le commandement nouveau, la plénitude de la Loi ( Ro 13, 8-9). Elle est le lien de la perfection (Col 3,14), le fondement des autres vertus qu'elle anime, inspire et ordonne (1 Cor 13,1-3. 13).

Conclusion

7. Nous ne pouvons convenablement réaliser tout cela, si la mère de Jésus elle-même ne nous aide pas. C'est pourquoi, nous devons la prier avec ferveur et dévotion en lui demandant de nous conduire à son divin Fils.' Par elle, nous le supplions de bénir notre premier synode diocésain et lui faire porter des fruits à la gloire du Père.
Que par ma main, le Seigneur bénisse chacun de vous, chacune de vos familles humaines ainsi que les communautés paroissiales et religieuses auxquelles vous appartenez.
Bon et fructueux carême à chacun et à tous !
 

Fait à Korhogo, le 25 mars 2014
Mgr Marie Daniel DADIET, Archevêque Métropolitain de Korhogo



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