Lundi 23 Avril 2018 - Document sans titre Saint Georges Document sans titre



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"Soyez miséricordieux comme votre Père Céleste est miséricordieux" (Luc 6, 36)
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  • "Il n’est pas ici, il est ressuscité. Rappelez-vous ce qu’il vous a dit quand il était encore en Galilée : “Il faut que le Fils de l’homme soit livré aux mains des pécheurs, qu’il soit crucifié et que, le troisième jour, il ressuscite.” » (Luc 24, 6-7)
  • Accident de la circulation : Un véhicule de transport (communément appelé "gbaka") a violemment percuté par l'arrière, ce mardi 3 avril 2018 aux environs de 18h, la voiture de l'Evêque de Daloa, alors qu'ils roulaient tous dans la même direction au niveau du Banco, vers le Plateau (Abidjan). Suite à un spectaculaire tonneau de sa voiture, Mgr Maurice KONAN Kouassi a été admis à la PISAM, avec son chauffeur. L'Evêque souffre de lésions au niveau des vertèbres, mais ses jours ne sont pas en danger (Source CECCI). Unissons nos prières pour son prompt rétablissement.
  • Garde à ton peuple sa joie, Seigneur, toi qui refais ses forces et sa jeunesse. Tu nous as rendu la dignité de fils de Dieu, affermis-nous dans l'espérance de la résurrection (3è Dimanche de Pâques).
  • Dieu de miséricorde infinie, tu ranimes la foi de ton peuple par les célébrations pascales. Augmente en nous ta grâce, pour que nous comprenions toujours mieux quel baptême nous a purifiés, quel Esprit nous a fait renaître, et quel sang nous a rachetés (2è Dimanche de Pâques, de la Miséricorde divine).

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Homélie


Psaumes 40

Mar 8 Avr 2014, 13:09

 
Psaumes 40
 
02 Heureux qui pense au pauvre et au faible : le Seigneur le sauve au jour du malheur !
03 Il le protège et le garde en vie, heureux sur la terre. Seigneur, ne le livre pas à la merci de l'ennemi !
04 Le Seigneur le soutient sur son lit de souffrance : si malade qu'il soit, tu le relèves.
05 J'avais dit : « Pitié pour moi, Seigneur, guéris-moi, car j'ai péché contre toi ! »
06 Mes ennemis me condamnent déjà : « Quand sera-t-il mort ? son nom, effacé ? »
07 Si quelqu'un vient me voir, ses propos sont vides ; il emplit son coeur de pensées méchantes, il sort, et dans la rue il parle.
08 Unis contre moi, mes ennemis murmurent, à mon sujet, ils présagent le pire :
09 « C'est un mal pernicieux qui le ronge ; le voilà couché, il ne pourra plus se lever. »
10 Même l'ami, qui avait ma confiance et partageait mon pain, m'a frappé du talon.
11 Mais toi, Seigneur, prends pitié de moi ; relève-moi, je leur rendrai ce qu'ils méritent.
12 Oui, je saurai que tu m'aimes si mes ennemis ne chantent pas victoire.
13 Dans mon innocence tu m'as soutenu et rétabli pour toujours devant ta face.
14 Béni soit le Seigneur, Dieu d'Israël, * depuis toujours et pour toujours ! Amen ! Amen !

PRIERE D’UN MALADE (PS 40)

1. Une raison qui nous pousse à comprendre et à aimer le psaume 40 que nous venons d’entendre, c’est que Jésus l’a lui-même cité : « Je ne parle pas pour vous tous. Moi, je sais quels sont ceux que j’ai choisis, mais il faut que s’accomplisse la parole de l’Ecriture : ‟Celui qui partageait mon pain a voulu me faire tomber“ » (Jn 13,18).
C’est le dernier soir de sa vie terrestre et Jésus, au Cénacle, va offrir la bouchée de pain de l’hôte à Judas, le traître. Sa pensée va vers cette phrase du psaume, qui est en réalité la supplication d’un homme malade  abandonné de ses amis. Dans cette prière ancienne , le Christ trouve les sentiments et les paroles qui expriment sa profonde tristesse.
Nous allons maintenant chercher à suivre et éclairer toute la trame de ce psaume, qui affleure sur les lèvres d’une personne qui souffre, certes, de son infirmité, mais surtout de la cruelle ironie de ses « ennemis » (cf. Ps 40,6-9), et même de la trahison d’un « ami » (cf. v. 10).

2. Le psaume 40 s’ouvre sur une béatitude. Elle a pour destinataire l’ami véritable, celui « qui pense au pauvre et au faible » : il sera récompensé par le Seigneur au jour de sa souffrance, quand ce sera lui qui sera « sur son lit de souffrance» (cf. v. 2-4).
Le cœur de la supplication se trouve cependant dans la partie qui suit, où le malade prend la parole (cf. v. 5-10). Il commence son discours en demandant pardon à Dieu, selon la conception traditionnelle de l’Ancien Testament qui, à toute souffrance, faisait correspondre une faute : « Pitié pour moi, Seigneur, guéris-moi, car j’ai péché contre toi » (v. 5 ; cf. Ps 37). Pour le juif ancien, la maladie était un appel à la conscience pour entamer une conversion.
Même s’il s’agit d’une vision que le Christ, le Révélateur définitif, a dépassée, la souffrance, en elle-même, peut cacher une valeur secrète et devenir une route de purification, de libération intérieure, d’enrichissement de l’âme. Elle invite à vaincre la superficialité, la vanité, l’égoïsme, le péché, et à s’en remettre plus intensément à Dieu et à sa volonté salvifique.

3. Mais voici qu’entrent en scène les méchants, ceux qui sont venus rendre visite au malade non pas pour le réconforter, mais bien pour l’attaquer (cf. v. 6-9). Leurs paroles sont dures et frappent le cœur de l’homme qui prie, qui fait ainsi l’expérience d’une méchanceté qui ne connaît pas de pitié. C’est cette même expérience que connaîtront de nombreux pauvres humiliés, condamnés à rester seuls et à sentir qu’ils sont un poids pour leurs proches eux-mêmes. Et s’ils reçoivent parfois quelque parole de consolation, ils en perçoivent aussitôt le ton faux et hypocrite.
Bien plus, comme je l’ai dit, l’homme qui prie dans ce psaume fait l’expérience de l’indifférence et de la dureté même de la part de ses amis (cf. v. 10), qui se transforment en figures hostiles et odieuses. Le Psalmiste leur applique le geste de « frapper du talon », l’acte menaçant de celui qui va fouler aux pieds un adversaire vaincu, ou l’impulsion du cavalier qui excite son cheval du talon pour qu’il piétine l’adversaire.
L’amertume est profonde quand celui qui nous frappe est « l’ami » en qui on avait confiance, appelé littéralement, en hébreu, « l’homme de la paix ». on pense aux amis de Job qui, de compagnons de vie, se transforment en présences indifférentes et hostiles (cf. Jb 19,1-6). Dans celle de notre homme en prière, c’est la voix d’une foule de personnes oubliées et humiliées dans leur infirmité et leur faiblesse, même de la part de ceux qui auraient dû les soutenir, qui retentit.

4. Mais la prière du psaume 40 ne s’éteint pas sur ce sombre arrière-plan. L’homme qui prie est certain que Dieu se montrera à lui, révélant une fois encore son amour (cf. v. 11-14). C’est lui qui offrira son soutien et qui prendra dans ses bras le malade, lequel sera « rétabli en présence de son Seigneur (v. 13), c’est-à-dire – selon le langage biblique – qui revivra l’expérience de la liturgie dans le Temple.

Le psaume, marqué par la souffrance, finit donc par une éclaircie de lumière et d’espérance. Dans cette perspective, on peut comprendre comment saint Ambroise, commentant la béatitude initiale (cf. v. 2), y a vu prophétiquement une invitation à méditer sur la Passion salvifique du Christ qui conduit à la résurrection. C’est ainsi, en effet, que ce Père de l’Eglise suggère d’entrer dans la lecture du psaume : « Heureux celui qui pense à la misère et à la pauvreté du Christ qui, de riche qu’il était, s’est fait pauvre pour nous. Riche en son Royaume, pauvre en la chair, parce qu’il a pris sur lui cette chair de pauvres… Il n’a donc pas souffert en sa richesse, mais dans notre pauvreté. Aussi n’est-ce pas la plénitude de la divinité qui a souffert… mais la chair… Cherche donc à pénétrer le sens de la pauvreté du Christ, si tu veux être riche ! Cherche donc à pénétrer le sens de sa faiblesse, si tu veux obtenir la santé ! Cherche à pénétrer le sens de sa croix, si tu veux ne pas en avoir honte ; le sens de sa blessure, si tu veux soigner les tiennes ; le sens de la mort, si tu veux gagner la vie éternelle ; le sens de sa sépulture, si tu veux trouver la résurrection » (commento a dodici salmi, SAEMO, VIII, Mila-Rome, 1980, p. 39-41).



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