Dimanche 19 Août 2018 - Document sans titre Saint Jean Eudes Document sans titre



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"Soyez miséricordieux comme votre Père Céleste est miséricordieux" (Luc 6, 36)
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  • Révérends Pères, Révérendes Sœurs, Révérends Frères Chers Frères et sœurs en Christ, Au début de ce temps de vacances, nous sommes heureux de vous adresser les salutations de vos pères les Archevêques et Evêques de Côte d’Ivoire. Ils vous invitent à mettre ce temps, de fin d’activités pastorales, à profit pour bien vous reposer afin de prendre de nouvelles forces spirituelles pour bien commencer la future année pastorale avec plus de dynamisme. À travers cet appel, les Archevêques et Evêques de Côte d’Ivoire vous invitent à la prudence et à la vigilance. En effet, depuis quelques jours, un groupe d’individus, très mal intentionnés, sévit dans nos villes, sur nos paroisses et même dans nos maisons. Ces indélicats vous appellent ou vous abordent sous la fausse identité d’un Evêque ou d’un Prêtre pour solliciter votre aide financière en faveur des œuvres de l’Eglise. Nous vous demandons une vigilance absolue, quelque soit l’individu en face de vous ou qui vous appelle au téléphone, ne vous laissez pas prendre au piège de ces arnaqueurs. Nous comptons sur la collaboration de tous pour mettre fin aux tristes activités de ces imposteurs. Pour avoir des précisions sur les diocèses de Côte d’Ivoire, en cas de doute sur toute sollicitation, veuillez appelez le 22.47.20.00. En vous assurant de notre soutien spirituel, nous vous souhaitons de passer, chers frères et sœurs, de bonnes vacances sous la protection du Seigneur. Fait à Abidjan le 24 juillet 2018 Le Secrétaire Général Adj. de la CECCI Révérend P. LOLO Donatien
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  • S.E Mgr Alexis TOUABLI Youlo, évêque d'Agboville, a été nommé le samedi 23 juin 2018 par Sa Sainteté le Pape François, Administrateur Apostolique de Yamoussoukro.
  • Le Samedi 23 juin 2018 en la Cathédrale Christ Roi de Daloa, S.E. Mgr Marcellin YAO Kouadio, précédemment évêque titulaire de Yamoussoukro, a été installé canoniquement sur le siège épiscopal de ce diocèse, devenant ainsi son 5è évêque.

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Homélie


Psaumes 40

Mar 8 Avr 2014, 13:09

 
Psaumes 40
 
02 Heureux qui pense au pauvre et au faible : le Seigneur le sauve au jour du malheur !
03 Il le protège et le garde en vie, heureux sur la terre. Seigneur, ne le livre pas à la merci de l'ennemi !
04 Le Seigneur le soutient sur son lit de souffrance : si malade qu'il soit, tu le relèves.
05 J'avais dit : « Pitié pour moi, Seigneur, guéris-moi, car j'ai péché contre toi ! »
06 Mes ennemis me condamnent déjà : « Quand sera-t-il mort ? son nom, effacé ? »
07 Si quelqu'un vient me voir, ses propos sont vides ; il emplit son coeur de pensées méchantes, il sort, et dans la rue il parle.
08 Unis contre moi, mes ennemis murmurent, à mon sujet, ils présagent le pire :
09 « C'est un mal pernicieux qui le ronge ; le voilà couché, il ne pourra plus se lever. »
10 Même l'ami, qui avait ma confiance et partageait mon pain, m'a frappé du talon.
11 Mais toi, Seigneur, prends pitié de moi ; relève-moi, je leur rendrai ce qu'ils méritent.
12 Oui, je saurai que tu m'aimes si mes ennemis ne chantent pas victoire.
13 Dans mon innocence tu m'as soutenu et rétabli pour toujours devant ta face.
14 Béni soit le Seigneur, Dieu d'Israël, * depuis toujours et pour toujours ! Amen ! Amen !

PRIERE D’UN MALADE (PS 40)

1. Une raison qui nous pousse à comprendre et à aimer le psaume 40 que nous venons d’entendre, c’est que Jésus l’a lui-même cité : « Je ne parle pas pour vous tous. Moi, je sais quels sont ceux que j’ai choisis, mais il faut que s’accomplisse la parole de l’Ecriture : ‟Celui qui partageait mon pain a voulu me faire tomber“ » (Jn 13,18).
C’est le dernier soir de sa vie terrestre et Jésus, au Cénacle, va offrir la bouchée de pain de l’hôte à Judas, le traître. Sa pensée va vers cette phrase du psaume, qui est en réalité la supplication d’un homme malade  abandonné de ses amis. Dans cette prière ancienne , le Christ trouve les sentiments et les paroles qui expriment sa profonde tristesse.
Nous allons maintenant chercher à suivre et éclairer toute la trame de ce psaume, qui affleure sur les lèvres d’une personne qui souffre, certes, de son infirmité, mais surtout de la cruelle ironie de ses « ennemis » (cf. Ps 40,6-9), et même de la trahison d’un « ami » (cf. v. 10).

2. Le psaume 40 s’ouvre sur une béatitude. Elle a pour destinataire l’ami véritable, celui « qui pense au pauvre et au faible » : il sera récompensé par le Seigneur au jour de sa souffrance, quand ce sera lui qui sera « sur son lit de souffrance» (cf. v. 2-4).
Le cœur de la supplication se trouve cependant dans la partie qui suit, où le malade prend la parole (cf. v. 5-10). Il commence son discours en demandant pardon à Dieu, selon la conception traditionnelle de l’Ancien Testament qui, à toute souffrance, faisait correspondre une faute : « Pitié pour moi, Seigneur, guéris-moi, car j’ai péché contre toi » (v. 5 ; cf. Ps 37). Pour le juif ancien, la maladie était un appel à la conscience pour entamer une conversion.
Même s’il s’agit d’une vision que le Christ, le Révélateur définitif, a dépassée, la souffrance, en elle-même, peut cacher une valeur secrète et devenir une route de purification, de libération intérieure, d’enrichissement de l’âme. Elle invite à vaincre la superficialité, la vanité, l’égoïsme, le péché, et à s’en remettre plus intensément à Dieu et à sa volonté salvifique.

3. Mais voici qu’entrent en scène les méchants, ceux qui sont venus rendre visite au malade non pas pour le réconforter, mais bien pour l’attaquer (cf. v. 6-9). Leurs paroles sont dures et frappent le cœur de l’homme qui prie, qui fait ainsi l’expérience d’une méchanceté qui ne connaît pas de pitié. C’est cette même expérience que connaîtront de nombreux pauvres humiliés, condamnés à rester seuls et à sentir qu’ils sont un poids pour leurs proches eux-mêmes. Et s’ils reçoivent parfois quelque parole de consolation, ils en perçoivent aussitôt le ton faux et hypocrite.
Bien plus, comme je l’ai dit, l’homme qui prie dans ce psaume fait l’expérience de l’indifférence et de la dureté même de la part de ses amis (cf. v. 10), qui se transforment en figures hostiles et odieuses. Le Psalmiste leur applique le geste de « frapper du talon », l’acte menaçant de celui qui va fouler aux pieds un adversaire vaincu, ou l’impulsion du cavalier qui excite son cheval du talon pour qu’il piétine l’adversaire.
L’amertume est profonde quand celui qui nous frappe est « l’ami » en qui on avait confiance, appelé littéralement, en hébreu, « l’homme de la paix ». on pense aux amis de Job qui, de compagnons de vie, se transforment en présences indifférentes et hostiles (cf. Jb 19,1-6). Dans celle de notre homme en prière, c’est la voix d’une foule de personnes oubliées et humiliées dans leur infirmité et leur faiblesse, même de la part de ceux qui auraient dû les soutenir, qui retentit.

4. Mais la prière du psaume 40 ne s’éteint pas sur ce sombre arrière-plan. L’homme qui prie est certain que Dieu se montrera à lui, révélant une fois encore son amour (cf. v. 11-14). C’est lui qui offrira son soutien et qui prendra dans ses bras le malade, lequel sera « rétabli en présence de son Seigneur (v. 13), c’est-à-dire – selon le langage biblique – qui revivra l’expérience de la liturgie dans le Temple.

Le psaume, marqué par la souffrance, finit donc par une éclaircie de lumière et d’espérance. Dans cette perspective, on peut comprendre comment saint Ambroise, commentant la béatitude initiale (cf. v. 2), y a vu prophétiquement une invitation à méditer sur la Passion salvifique du Christ qui conduit à la résurrection. C’est ainsi, en effet, que ce Père de l’Eglise suggère d’entrer dans la lecture du psaume : « Heureux celui qui pense à la misère et à la pauvreté du Christ qui, de riche qu’il était, s’est fait pauvre pour nous. Riche en son Royaume, pauvre en la chair, parce qu’il a pris sur lui cette chair de pauvres… Il n’a donc pas souffert en sa richesse, mais dans notre pauvreté. Aussi n’est-ce pas la plénitude de la divinité qui a souffert… mais la chair… Cherche donc à pénétrer le sens de la pauvreté du Christ, si tu veux être riche ! Cherche donc à pénétrer le sens de sa faiblesse, si tu veux obtenir la santé ! Cherche à pénétrer le sens de sa croix, si tu veux ne pas en avoir honte ; le sens de sa blessure, si tu veux soigner les tiennes ; le sens de la mort, si tu veux gagner la vie éternelle ; le sens de sa sépulture, si tu veux trouver la résurrection » (commento a dodici salmi, SAEMO, VIII, Mila-Rome, 1980, p. 39-41).



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